Calliopées

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Arlette Albert-Birot et Traverses

1er janvier 2011

Arlette Albert-Birot et Traverses

Arlette Albert-Birot s’est éteinte le 2 juillet dernier. Avec elle disparaît une grande dame de la poésie, une grande dame tout court, qui avait rejoint avec enthousiasme le groupe de recherches “Traverses”, créé en 1992 à l’université Paris 8 par Montserrat Prudon et en était rapidement devenue l’un des piliers, écrivant au fil des ans de nombreux articles. Ces textes témoignent aujourd’hui d’un silence, celui de la voix à jamais éteinte, de la présence fidèle et des interventions aux différents (…)

Apollinaire n° 8

1er novembre 2010

Apollinaire n° 8

Cette huitième livraison apporte des informations inédites, propose de nouveaux documents, les chroniques habituelles sur l’actualité apollinairienne et bénéficie toujours des recherches de Michel Décaudin.

40 poètes pour Tardieu

1er mars 2009

40 poètes pour Tardieu

Cahiers Jean Tardieu,
40 poètes lisent Jean Tardieu
"La terreur ta fiancée
Tu la menais sur la prairie
Où les brebis sont à leur place
Même la toute folle qui gambade
Comment ferons-nous pour mourir
Parmi les choses qui ne font qu’être là ?
Le rouge-gorge s’ébroue
Nous habitons
L’inadvertance de la fête
Le ciel vide de chimères
Est pourtant bien trop grand
Pour un lieu si petit
Marie-toi étranger
Etranger marie-toi"
Gabrielle (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.