Caractères

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7 rue de l’arbalète

75005

Paris

Claire-voie de Bruno Mabille

1er novembre 2010

Claire-voie de Bruno Mabille

Premier recueil
"Puisse un souffleur nous aider
à dire à haute voix
ce que par habitude nous taisons
puisse-t-il en dépit du froid
nous insuffler une grâce
et tresser pour nous
un douillet nid de joncs
prêtons l’oreille".

L'étendue des prés

1er mars 2010

L’étendue des prés

Avant-dire de Henri Falaise
"Sur l’immence mélancolie
du sable cascadent
toutes les forteresses"

Le charme de l'Absence

1er mars 2010

Le charme de l’Absence

Préface d’Henri Falaise
"La nuit poursuit
son chant christallin
sous les yeux infinis".

Eté indien de François Lescun

1er décembre 2009

Eté indien de François Lescun

"La forêt dévêtue grelottait
sous des toiles d’araignées
et ses arbres ne portaient plus
que dépouilles de loups
écartelés par le brouillard
[…]

Le gisant de l'aube

1er décembre 2009

Le gisant de l’aube

"L’instant se joue de l’infini.
Il triomphe des nébuleuses
suprêmement inaccessibles
à des milliards d’années-lumière."
[…]

On se sent moins jeune par temps pluvieux de Maurice Mourier

1er décembre 2009

On se sent moins jeune par temps pluvieux de Maurice Mourier

"Jour où le ciel se cache
L’ombre passait limoneusement
Plus de chaleur au miroir notre coeur défait s’efface
A chaque instant plus entouré d’une eau qui passe
Avec fourvoiements mille fourvoiements"
[…]

A la racine du feu de Michael Edwards

1er décembre 2009

A la racine du feu de Michael Edwards

Recueil bilingue anglais-français
"Et maintenant, doux oiseau, bel artefact,
va. Un grondant bulldozer
appuie contre
ces murs fluets
son boulet de fer. La poussière
s’élève dans la clarté du soleil matinal. On sent
dans l’air une bouffée d’avenir."
[…]

Le temps des autres de Ory Bernstein

1er décembre 2009

Le temps des autres de Ory Bernstein

"Tu me parles sérieusement
un langage ordonné et étranger.
Ces mots ne sont pas destinés à la conversation.
Ils ne sont pas courants.
[…]"

Masque de nuit

1er décembre 2009

Masque de nuit

"Et nos cheveux qui se tordent
comme les serpents de Méduse.
Derrière ses yeux exhorbités, le mystère, tout au fond,
voit les voix."

Presque v'île de Marlena Braester

1er décembre 2009

Presque v’île de Marlena Braester

"même rue
si oblique hors de vue
autre angle
d’une balustrade contre le vide
[…]"

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.