Caractères

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7 rue de l’arbalète

75005

Paris

Surfaces

1er janvier 2004

Surfaces

Extrait
Reformuler l’intérieur du symbole
Le casser pour enfm le retrouver, Là
Masques en jachère.
Visages saisonniers
Si tu souhaites partir
Invente de nouveaux langages.
Toi valsant autour d’un même centre.
Et si tu souhaites ne jamais revenir…
Alors brise l’antérieur de la langue.
Extrait de la préface
« La poésie est fille de l’esprit. Elle donne à penser. Sourdement. Sa secrète offrande, dans les marges et les décalages qu’ouvre la langue, c’est ce que toute philosophie peine à dire : (…)

Lettre à ma femme, mon inconnue de Jean-Luc Lamouille

1er novembre 2003

Lettre à ma femme, mon inconnue de Jean-Luc Lamouille

Pendant ces années-là, où je t’ai cherchée à travers les continents, les villes où je fuyais la laideur du béton, les gares et les aéroports où le plus petit avion me semblait porteur de tes nouvelles, ton visage introuvable ne me reprocha jamais mon retard.
Etais-je sans cesse trop en avance ? Etais-tu déjà partie ? N’était-il pas encore l’heure ? marchions-nous au même rythme ? Nos parcours nous conduisaient-ils vers les mêmes carrefours ? J’étais devenu question et doute, angoisse de (…)

Points d’exclamation

1er mars 2003

Points d’exclamation

anthologie de la poésie croate contemporaine de Tonko Maroevic, traduit par Vanda Miksic

Le lierre de Kresimir Bagic

1er mars 2003

Le lierre de Kresimir Bagic

traduit par Marin Andriasevic

Grands paysages, petites ombres de Zvonko Makovic

1er mars 2003

Grands paysages, petites ombres de Zvonko Makovic

traduit par Brankica Radic

L’histoire d’une énumération d’Arjen Duinker

1er mars 2003

L’histoire d’une énumération d’Arjen Duinker

traduit du néerlandais par Daniel Cunin,

Le rêve du Minautore de Krisztina Toth

1er novembre 2002

Le rêve du Minautore de Krisztina Toth

traduit par Lionel Ray, illustré par Franyo Aatoth

Poème
de l’instant

Charles Baudelaire

Petits poèmes en prose

Votre œil se fixe sur un arbre harmonieux courbé par le vent ; dans quelques secondes, ce qui ne serait dans le cerveau d’un poëte qu’une comparaison fort naturelle deviendra dans le vôtre une réalité. Vous prêtez d’abord à l’arbre vos passions, votre désir ou votre mélancolie ; ses gémissements et ses oscillations deviennent les vôtres, et bientôt vous êtes l’arbre. De même, l’oiseau qui plane au fond de l’azur représente d’abord l’immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l’oiseau lui-même.

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, « Le Théâtre de Séraphin », 1868.