Celui qui voit de ses yeux

Haïkus des maîtres japonais

Celui qui voit de ses yeux

Traduction et dessins d’Alain Blanc.

Tercet japonais de 17 syllabes, le haïku n’est pas qu’une forme littéraire très codifiée. Il est peut-être avant tout une manière de percevoir, d’éprouver, une attitude, une manière d’être ici et maintenant, tête désencombrée, ouverte. Autrement dit un art de vivre qui requiert, selon R. H. Blyth, quelques qualités essentielles comme désintéressement, solitude, consentement, oubli des mots, non-intellectualisme, accord, humour, liberté, amoralité, simplicité, sens du concret, amour, courage.
« J’ai réalisé, affirme Gary Snyder, que l’esprit du haïhu provient autant de l’esprit de la vie quotidienne que de la culture dite savante ».

Paru le 1er mars 2019

Éditeur : Voix d’encre

Genre de la parution : Anthologie

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Hélène Dorion

Ravir : Les lieux

Bientôt la mer, bientôt
l’intime bouillonnement
de ta vie sur le sable
la lente empreinte du vent

les os brisés
que répand le tumulte
au milieu du monde, vois-tu
les grains s’éparpillent.

Hélène Dorion, Ravir : Les lieux, Éditions de la Différence, 2005.