Ces mots qui nourrissent et qui apaisent

Auteur : Charles Juliet

<i>Ces mots qui nourrissent et qui apaisent</i>

Phrases et textes relevés au cours de mes lectures.

"Les richesses que des décennies de réflexion, de méditation, de travail, de lecture, de rencontres avaient amassé dans mes réduits, allais-je les garder pour moi ? Mais écrire, n’est-ce pas vouloir communiquer, échanger, offrir à autrui un peu de ce qu’on est, de ce qu’on a vécu ? À quoi bon tout le travail accompli s’il ne doit pas rejoindre ceux qui cherchent avidement dans les livres ce dont ils ont faim ? Dans une société comme la nôtre, tant d’êtres sont en souffrance. Pourquoi ne pas vouloir partager avec eux la nourriture que j’avais recueillie ?
Maintenant que bien des années sont derrière moi, je me suis décidé à transmettre – en toute modestie et simplicité – ce que j’ai reçu à profusion, ce que mon travail d’écrivain m’a apporté. Ainsi vais-je parfois rencontrer des lycéens ou dialoguer avec des lecteurs dans des médiathèques. Ainsi veux-je faire don de quelques extraits de mes cahiers à des êtres qui se cherchent."

Paru le 1er octobre 2008

Éditeur : POL

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.