Chair-Ville

Gabriel Henry

Chair-Ville

L’auteur aborde des questions comme l’écologie ou la question migratoire, s’inscrit donc dans son temps. La ville apparaît dépeinte ici comme le théâtre d’une misère morale. Une attention sensible portée à ses matériaux l’associe d’emblée à la brutalité et plus généralement à l’absence d’humanité. Le JE poétique paraît en lutte perpétuelle avec une forme d’obscurité profonde qui inonde sa vision et lui confère cette position d’étranger. L’écriture vient compenser une expérience de vie douloureuse trouvant son salut dans le langage, et l’esprit se libère dans la langue.

Né en 1986. Depuis 2011, il a publié des textes dans une vingtaine de revues papier et digitales, ainsi que clans une anthologie collective aux éditions Corps Puce. Une de ses nouvelles a été publiée - avec une version traduite en anglais - clans le premier numéro de la revue papier Walkscapes, et des microfictions sont parues clans les anthologies collectives L ’instant fugace n.1 et n.2, aux éditions Jacques Flament.

Paru le 1er mars 2019

Éditeur : Atelier de l’agneau

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.