Chant des villes

Colette Nys-Mazure

Chant des villes

Tournai, toi,
tu vis au fort de moi, tu flues entre mes berges, tu fomentes tes itinéraires – bastions et venelles, passages voûtés, foison d’églises creuses -. Toi, tu me hâles au long de tes chemins bordés de peupliers pour me rameuter vers tes places, me river à tes pierres, tes façades classées. Toi, tu te noues pour secrètement t’offrir en jardins d’eaux lentes, ferrés de statues vert-de-grisées. Tu recèles châsses et joyaux d’art très ancien. Tu te cathédrales et t’enfleuves.
Toi, tu me tournes les sangs.
( L’amour fou)

Colette Nys-Mazure 22 janvier 2006

Poème
de l’instant

Éclats

L’horreur quotidienne fait saillir
La merveille d’un jour
Existence en bas-relief

Laurence Bougault, Éclats, Éditions du Sandre,2003