Châteauneuf

Coordonnées :
Adresse : 1 rue du Baou
06740 Châteauneuf

Contact : Madame Marie-claude Lambert
Téléphone : 06 86 16 58 42
Email : lambert.marie-claude@orange.fr
Site internet

Châteauneuf est un village du pays de Grasse, accroché à 413 mètre d’altitude. Il domine la campagne et offre une vue remarquable sur la Méditerranée. Ses ruelles, ses placettes, ses maisons du XVIe et du XVIIe siècles en font un village classé à l’inventaire des Sites. Mais cela ne l’empêche pas d’être ouvert sur le monde et particulièrement axé sur la vie culturelle.
Au centre d’une programmation variée, la poésie s’est imposée peu à peu dans le village. Les associations, avec l’engagement des bénévoles de la Médiathèque municipale, créent un véritable événement, chaque année, depuis 2001, autour du Printemps des Poètes. Depuis trois ans, tous les enfants des écoles sont associés au projet : expositions, lectures, rencontres, animations, goûters poétiques rythment la vie du village, le temps d’un week-end.
La « Terrasse des Arts » se transforme en salle d’exposition pour les travaux des enfants et des ateliers de peinture, de couture. La rencontre entre les écoliers et les aînés du village autour des poèmes qu’ils ont choisis est un moment riche d’émotions et de fous rires ! Les salles du village deviennent lieux de partage entre l’atelier d’écriture, les poètes et chanteurs invités et ceux qui ont envie tout simplement d’offrir un poème…

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.