Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

Dans l'oeil millénaire de Pierre Voélin

1er novembre 2005

Dans l’oeil millénaire de Pierre Voélin

"Comme l’herbe
Pas plus qu’une aile arrachée
le temps
ressuie la bordure
à chaque saute de vent
plumes en pagaille - poussières
puces ou grains de vanille
balayés - là
Nous ne savons pas épouser le sommeil
ni frapper au front des splendides villes
comme l’herbe nous mourrons
le soleil à nos chevilles"

Lettre à la femme aimée au sujet de la mort

1er septembre 2005

Lettre à la femme aimée au sujet de la mort

Qu’on
nous laisse donc
seuls face à l’enigme oui
hommes seuls avec leur souffle
leur prière de peu mariant
les corps à la nuit
amoureuse
et là
s’allégeant dans l’énigme

Mouvement par la fin de Philippe Rahmy

1er juillet 2005

Mouvement par la fin de Philippe Rahmy

Sous-titre "Un portrait de la douleur"
Postface de Jacques Dupin
Publié avec le concours du Centre national du livre et du Conseil régional d’Auvergne
Je veux encore dire que chaque vie me semble plus digne d’amour que la mienne mais que je n’en désire aucune autre, pas même celle dont je suis privé. Il vient dans cet absentement concret qui me blesse un peu plus de beauté chaque jour : à mesure que je m’éloigne de la lumière, je m’enfonce davantage en elle.
Comment aborder ce livre bref, brûlant et (…)

La Saison des servitudes

1er avril 2005

La Saison des servitudes

"Il faut des mains de laine
pour apaiser le cœur.
Ah, poser son front
contre la vitre de l’attente
comme on garde
une parole pour qui l’on aime
et qui viendra peut-être,
si l’amour tourne au beau."
Première édition 1991

Terre de ciel de Gérard Bocholier

1er avril 2005

Terre de ciel de Gérard Bocholier

Illustré par Martine Mellinette
Troisième édition 2001 - Sixième mille
Edition originale 1985
"Au temps des bergers
Soupirent les chênes
On comprenait tout
Sans bouger beaucoup
Le destin des sources
Les folies du vent
Dans l’amour des belles
Et nos présages
Du bout des branches
Glanés au ciel"

N'écoute pas celui qui répète

1er avril 2005

N’écoute pas celui qui répète

Illustré par Martine Mellinette
Cinquième édition 2000 - Douzième mille
Edition Originale 1986
"Dans mensonge,
il y a songe.
Alors il faut m’excuser
de ne pas dire
toute
la vérité."

Forteresses de Patrick Ravella

1er avril 2005

Forteresses de Patrick Ravella

Edition Originale 1991
Ils étaient trois frères, dodus, roses, ronds de cuisses et de caractère, l’âme joueuse et le souci rare. Ils décidèrent de s’établir avant d’avoir étudié les sciences et la philosophie.
Patrick RAVELLA
Né en 1956. Publications dans la revue Dada (plus de 80 récits) puis dans la revue 9 de Cœur (Le Seuil Jeunesse). Dernières parutions : Sept d’un coup (Signum, Milan) et un roman Les Fantassins du ciel (Belem, (…)

Adèle, la scène perdue de Marie Cosnay

1er mars 2005

Adèle, la scène perdue de Marie Cosnay

J’ai hésité. J’ai pensé trouver des héros, leur donner la parole, qu’ils joueraient quelque chose. J’ai pensé à un chœur de jeunes filles célébrant l’aube et l’activité naissante des hommes. Que l’événement soit pris dans ce temps-là, chanté. Que ça se déroule sous les yeux, le regard, avec le corps des protagonistes et la lueur timide du crépuscule du matin.
J’ai pensé qu’on pouvait raconter. Qu’il y avait bien des témoins. Le temps m’a paru être ce corps qui dure, fidèle, inentamable, fidèle à ce qui fut – (…)

<i>Leurs mains</i>

1er janvier 2005

Leurs mains

3e recueil de Bruno Berchoud, illustré par Martine Melinette.
Portraits qui évoquent des métiers sans jamais les nommer, sorte de jeu des métiers où les mots ont pris la place des gestes.

Le livre de signes et d'ombres

1er décembre 2004

Le livre de signes et d’ombres

Prix de la Vocation 2004.
Extrait
"Toutes ces choses peuvent et ne peuvent êtres vues.
Puisque, entre ce qui se voit
et ce qui ne se voit pas,
il y a le grand livre de signes,
de marches et de barrières.
Réunies, ses lignes de forces tiennent
d’un ancien art de l’immortalité.
On dit que celui qui le lit, peut déchiffrer les signes.
C’est alors que vient un petit fonctionnaire
- un parmi ceux qui (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.