Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

A qui parle Virginia en marchant vers l'eau ? de William Ospina

1er décembre 2004

A qui parle Virginia en marchant vers l’eau ? de William Ospina

Traduit de l’espagnol (Colombie) par Tania Roelens.
William Ospina, né en 1954 en Colombie, dresse ici un tableau du XX è siècle : Nietzsche, Apollinaire, Kafka, Woolf, Picasso, en sont les figures emblématiques. Hess, Mussolini, Hiroshima, aussi…
Une tentative singulière de dire l’Histoire de notre continent et, à travers elle, de chanter la terre colombienne.
"Haïku d’Hiroshima"
Toutes les feuilles
de dix longs automnes
en un seul (…)

Bouge tranquille

1er septembre 2004

Bouge tranquille

Tu
passes, ailes ou voiles,
pour nous impressionner.
Paillettes et strass, ta frénésie
à te jeter toi-même de la poudre aux yeux,
à t’élancer d’un coup, à te briser pour rien.

Venant le jour

1er septembre 2004

Venant le jour

Regarde bien
et vois frémir
là toujours
l’ardeur qui point
au droit du bleu

Traversant les assombries de Jacques Vandenschrick

1er septembre 2004

Traversant les assombries de Jacques Vandenschrick

Nous avons, de la vie,
Si peu compris les bords interminés,
Nous qui, froid aux épaules,
Ne voulons pas apprendre
Cet impossible revenir,
Nous qui cherchons toujours
A savoir comment il faudra partir
En abandonnant les mots verts
Disant pelouse et crépuscule…

Je te nous aime

1er septembre 2004

Je te nous aime

Préface de Philippe Longchamp
"Il
dit que c’est aujourd’hui la saison
de sourire. Souriante elle ne dit
rien."

Le chasseur de rivières

1er mai 2004

Le chasseur de rivières

"Paume de pluie
envie de boire à ton baiser
de retourner
vers ta douceur
gala des roses
et de glaise
parmi les trilles
ces écorchures d’oiseaux"

Les hautes herbes d'Hubert Voignier

1er mai 2004

Les hautes herbes d’Hubert Voignier

co-édition Cheyne éditeur / Librairie La Brêche
"Premier mouvement
(impulsif)
Toujours le même trouble, le même saisissement à la vue des hautes herbes croissant sur les talus, danles prés, les herbages les champsbordés de haies ou de clôtures barbelées, sous les vergers sans age, dans les prairies en pente, les jardins attenants aux maisons de campagne, fermes ou résidences secondaires, les parcs des propriétés bourgeoises, les terrains à (…)

Des pas de crabe sur du jaune

1er janvier 2004

Des pas de crabe sur du jaune

Collection Grands fonds
"C’est un majnoun, un bien nommé, un fou. Il est fendu depuis longtemps, il ne le sait pas. Il ne lit pas dans les visages, il lit entre, il lit sur un seul, un visage épisodique, éclatant. Il est dans cette folie débridée de l’amour. Parfois c’est une folie en loques. "

<i>L'ombre de la fable</i>

1er janvier 2004

L’ombre de la fable

"Mise en garde
J’ai suivi, de bout en bout, le chemin qui va à l’église de Bouteresse et à mon aïeul. Je n’ai pas cherché à éviter les écueils, les pièges du chemin, je n’ai pas cherché à les effacer après coup, quand j’ai cru que j’étais enfin arrivé. Je ne voulais pas donné l’itinéraire le plus court, la ligne droite - parce que mon avis est qu’un tel raccourci n’est pas fait pour une fable. Aussi, ce qui suit est rempli de détours, de demi-tours, de traverses buissonnières, d’un tas de mots inutiles." Benoit (…)

Le front contre le temps d'Eleusis.

1er décembre 2003

Le front contre le temps d’Eleusis.

Eleusis est née en 1975 à Clermont-Ferrand. Elle étudie la philosophie à l’Université Paris I - Panthéon Sorbonne.
Prix de la Vocation de la Fondation Bleustein-Blanchet.
Extrait
"S’il faut fuir, s’il faut rêver, s’il faut vivre,
Que ce soit encore
Avec la joie familière d’être là
Dans ces signes proches et appelants,
Chants de la vieille et tendre lune."

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.