Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

Bouge tranquille

1er septembre 2004

Bouge tranquille

Tu
passes, ailes ou voiles,
pour nous impressionner.
Paillettes et strass, ta frénésie
à te jeter toi-même de la poudre aux yeux,
à t’élancer d’un coup, à te briser pour rien.

Venant le jour

1er septembre 2004

Venant le jour

Regarde bien
et vois frémir
là toujours
l’ardeur qui point
au droit du bleu

Traversant les assombries de Jacques Vandenschrick

1er septembre 2004

Traversant les assombries de Jacques Vandenschrick

Nous avons, de la vie,
Si peu compris les bords interminés,
Nous qui, froid aux épaules,
Ne voulons pas apprendre
Cet impossible revenir,
Nous qui cherchons toujours
A savoir comment il faudra partir
En abandonnant les mots verts
Disant pelouse et crépuscule…

Je te nous aime

1er septembre 2004

Je te nous aime

Préface de Philippe Longchamp
"Il
dit que c’est aujourd’hui la saison
de sourire. Souriante elle ne dit
rien."

Le chasseur de rivières

1er mai 2004

Le chasseur de rivières

"Paume de pluie
envie de boire à ton baiser
de retourner
vers ta douceur
gala des roses
et de glaise
parmi les trilles
ces écorchures d’oiseaux"

Les hautes herbes d'Hubert Voignier

1er mai 2004

Les hautes herbes d’Hubert Voignier

co-édition Cheyne éditeur / Librairie La Brêche
"Premier mouvement
(impulsif)
Toujours le même trouble, le même saisissement à la vue des hautes herbes croissant sur les talus, danles prés, les herbages les champsbordés de haies ou de clôtures barbelées, sous les vergers sans age, dans les prairies en pente, les jardins attenants aux maisons de campagne, fermes ou résidences secondaires, les parcs des propriétés bourgeoises, les terrains à (…)

Des pas de crabe sur du jaune

1er janvier 2004

Des pas de crabe sur du jaune

Collection Grands fonds
"C’est un majnoun, un bien nommé, un fou. Il est fendu depuis longtemps, il ne le sait pas. Il ne lit pas dans les visages, il lit entre, il lit sur un seul, un visage épisodique, éclatant. Il est dans cette folie débridée de l’amour. Parfois c’est une folie en loques. "

<i>L'ombre de la fable</i>

1er janvier 2004

L’ombre de la fable

"Mise en garde
J’ai suivi, de bout en bout, le chemin qui va à l’église de Bouteresse et à mon aïeul. Je n’ai pas cherché à éviter les écueils, les pièges du chemin, je n’ai pas cherché à les effacer après coup, quand j’ai cru que j’étais enfin arrivé. Je ne voulais pas donné l’itinéraire le plus court, la ligne droite - parce que mon avis est qu’un tel raccourci n’est pas fait pour une fable. Aussi, ce qui suit est rempli de détours, de demi-tours, de traverses buissonnières, d’un tas de mots inutiles." Benoit (…)

Le front contre le temps d'Eleusis.

1er décembre 2003

Le front contre le temps d’Eleusis.

Eleusis est née en 1975 à Clermont-Ferrand. Elle étudie la philosophie à l’Université Paris I - Panthéon Sorbonne.
Prix de la Vocation de la Fondation Bleustein-Blanchet.
Extrait
"S’il faut fuir, s’il faut rêver, s’il faut vivre,
Que ce soit encore
Avec la joie familière d’être là
Dans ces signes proches et appelants,
Chants de la vieille et tendre lune."

Et dessous le sang bousculé

1er juillet 2003

Et dessous le sang bousculé

collection verte

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.