Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

Des falaises de Mélanie Leblanc

1er octobre 2016

Des falaises de Mélanie Leblanc

la craie
du solide friable
du grand né du tout petit
de l’éphémère qui dure
une vie de falaise

Olympe, l'Ignorée de Paul Laborde

1er septembre 2016

Olympe, l’Ignorée de Paul Laborde

Olympe,
tu disparais quand tu affirmes,
tu t’évanouis quand tu t’imposes
et moi je te retiens.

Les arbres ne rêvent sans doute pas de moi de Soren Ulrik Thomsen

1er septembre 2016

Les arbres ne rêvent sans doute pas de moi de Soren Ulrik Thomsen

Traduit du danois et préfacé par Pierre Grouix
Edition Bilingue
"pluie sommeil bleu baiser
lumière lit eau main
pluie sommeil bleu baiser
lumière lit eau main"
Pour dire notre présence au monde, le grand poète Soren Ulrick Thomsen, membre de l’Académie danoise, s’intéresse aux détails, à l’ordinaire des jours. Sa voix simple et tendre enregiste, à travers la ville, l’expérience sensorielle qui fait la richesse d’une (…)

La trace d'une visite

1er septembre 2016

La trace d’une visite

Et peut-être cette ville n’est-elle que l’image de la dévastation. Plus d’immeuble, plus de rue : des friches. Des ruines à venir. Dans un coin, laissé là, un ballon.
Emmanuel Echivard nous invite, dans le sillage de sa quêtes spirituelle, à la perception d’une présence immédiate. Chaque page est un fragment où se décèle sa trace, comme une révélation discrète et surprenante qui viendrait troubler le quotidien et (…)

Le livre des petits étonnements du sage Tao li fu

1er mars 2016

Le livre des petits étonnements du sage Tao li fu

Si ton âne ne va pas assez vite,
il ne sert à rien de l’appeler cheval.
Attends que ta colère
comme le vent se fatigue.
Tout enfant a sa Cité interdite
où même l’Empereur ne pourrait entrer.

Etats provisoires du poème

1er janvier 2016

Etats provisoires du poème

Si l’on veut bien admettre que l’art, le théâtre, la poésie ne sont pas des affaires privées mais qu’ils sont par essence des biens publics, nécessairement à partager puisqu’ils sont dans la cité l’occasion d’une émancipation collective des consciences, quelles conséquences pour ceux qui en sont les protagonistes  ? Quelle sorte de contrat, implicite ou explicite, symbolique et financier, s’établit entre public, artistes et pouvoirs publics  ?
C’est à ces questions que, chacun à sa manière, directe ou (…)

Boucles d'oreilles, ventres et solitude de Doina Ioanid

1er décembre 2015

Boucles d’oreilles, ventres et solitude de Doina Ioanid

Traduit du roumain et préfacé par Jan H. Mysjkin

A qui appartient ce long cortège de nuages blancs ? de Johannes Kühn

1er décembre 2015

A qui appartient ce long cortège de nuages blancs ? de Johannes Kühn

Ich habe keinen Siegelring
und auch keine Petschaft,
mein Adel heisst von Habenichts.
Ich meckre in den Wintertag,
ich helfe Winden auf
Je n’ai pas de chevalière,
et pas plus d’estampille,
homme de rien, voilà mon titre de noblesse.
J’entre dans les jours d’hiver en ronchonnant,
j’aide les vents à se rétablir…

Géopoésie de Martin Wable

1er décembre 2015

Géopoésie de Martin Wable

Finalement, il importe peu que j’aie vu les hauteurs. Importe seulement la quiétude, que le monde soit toujours comparable à un océan. Que fourmillent en silence les hommes quoique d’en haut tout semble immobile…

Malgré la neige de Julie Delaloye

1er décembre 2015

Malgré la neige de Julie Delaloye

RIEN
DE SUR ICI,
sinon le fer, sinon qu’il prie,
capable, lui seul, d’ouvrir aux loups
un chemin de rosée

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.