Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

L'Affliction des copyrettes de Nenno Wigman

1er septembre 2010

L’Affliction des copyrettes de Nenno Wigman

Traduit du néerlandais par Pierre Gallissaires et Jan H. Mysjkin
"Tout fleurit à mort. Dans le plus grand silence d’un poème.
Assez donc, assez. Mon crayon s’émousse
et toi, mon père, tu reposes maintenant dans les airs.
Comment faire un jour revivre ton regard ?
Et pourquoi le monde est-il si vaste,
alors que tes cendres tiennent presque dans ma paume ?
Nulle science n’apporte ici une réponse.
Si j’en avais le coeur, j’examinerais la chose
comme un alpiniste vide sa boîte de conserve." (…)

Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe

1er septembre 2010

Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe

Le corps amoureux sur sa couche
Et si tout était d’un seul coup
englouti dans la dévoration calme
de ce bout du monde, et que plus
jamais je n’avais besoin de partir,
comme lorsqu’on sort d’une ville
et qu’on atteint les premières forêts.
Comme dans cet espace pareil à une
maison, où quelque chose pourrait
se passer peut-être bien, s’entrou-
vrir, s’éclairer

Orab serrata retinae de Valerio Magrelli

1er juin 2010

Orab serrata retinae de Valerio Magrelli

Traduit de l’italien et préfacé par Jean-Yves Masson
"Admirable est la vie des choses.
Rien ne filtre de leurs gestes
impassibles, prévus et choisis
comme une idée unique et constante.
Ce sont des prêtres rêveurs
qui occupent cette salle
pour un chapitre mystérieux."

Iro mo ka mo, la coeleur et le parfum d'Ito Naga

1er juin 2010

Iro mo ka mo, la coeleur et le parfum d’Ito Naga

"Contrairement à ce qu’on serait tenté de croire, il ne s’agit pas ici d’un rapport ethnographique sur le Japon, sa culture, ses moeurs, ses coutumes, mais d’un regard tendre, patient et souvent amusé, ouvert à la poésie de l’infime et du subtil dont les Japonais font leur quotidien.
L’enchantement que fait partager Ito Naga, l’auteur de "Je sais", ne procède nullement de la démonstration : il naît de l’observation simple, de l’attention gourmande à la surprise de l’instant, dessin d’un geste, forme d’une (…)

Cheyne 30 ans 30 voix

1er juin 2010

Cheyne 30 ans 30 voix

Préface d’Yves Bonnefoy
anthologie de 30 voix majeures qui marquent le catalogue de Cheyne, parmi tant d’auteurs et de textes aimés et défendus, à l’occasion des 30 ans d’existence des éditions.

Ali si on veut

1er mai 2010

Ali si on veut

Le rêve, pierre où coucher, pierre des seize herbes hautes et des sifflets sans bruit. Un galet où dormir, être et oublier d’être. Reposer sous la palme. Une chose fort simple ne pesant rien : l’air sifflant dans ma bouche où dort un oiseau rouge.

Les bateaux qui parlent

1er avril 2010

Les bateaux qui parlent

Parfois, les hommes reviennent en bateau déranger l’oubli qui les a remplacés et on leur en veut de faire de nous des gens préférant les attendre.

La langue maternelle de Marie Cosnay

1er mars 2010

La langue maternelle de Marie Cosnay

collection Grands Fonds
"Langée d’étoffes, silhouette à la fenêtre. Les collines rougeoyaient. La bruyère parfois mène au sang, le sang dévale les sommets pentus. Des bandes étagées aux lointains se plissaient. Je plissais de même les yeux. C’étaient l’enterrement de mon père. Combien de fois ai-je enterré mon père, pensais-je…"

Secours qu'appellent les chiens de Jacques Vandenschrick

1er novembre 2009

Secours qu’appellent les chiens de Jacques Vandenschrick

"QUE
la distance
soit ton baiser.
Nourris-toi
de ce qui t’écarte."

Etats provisoires du poème IX

1er novembre 2009

Etats provisoires du poème IX

A l’occasion des Langagières, manifestation autour de la langue, créée par la Comédie de Reims, puis reprise par le Théâtre National Populaire de Villeurbanne, commande est passée aux poètes invités d’un texte où chacun exprime les enjeux qu’il assigne à son travail, à la faveur d’un thème suggéré, cette année : Construire, détruire, reconstruire.

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.