Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

Soleil pas d'équerre

1er juin 2008

Soleil pas d’équerre

"Douleurs debout
noces ivres, matins sans bornes,
ça se peut qu’on s’enamoure à nouveau,
et qu’on nargue le mot
FIN."

<i>Robert & Joséphine</i>

1er juin 2008

Robert & Joséphine

"À l’étage du vaisseau
près de la gare
Joséphine a sa chambre
de bonne
à côté
Robert a la sienne
de garçon
de café
[…]"

Morateur d'Hubert Voignier

1er mai 2008

Morateur d’Hubert Voignier

"Une simple inscription sur un panneau de signalisation routière, "le Morateur", il n’en faut pas plus pour lancer le narrateur de ce récit dans une quête aussi rêveuse qu’opiniâtre : que signifie le nom de ce lieu-dit introuvable et pourquoi exerce-t-il une telle fascination sur lui ? De vaines recherches en errances mélancoliques, le voilà bientôt saisi jusqu’à l’ivresse par une poignante sensation de vacuité et de (…)

Trois meurtres de Marie Cosnay

1er avril 2008

Trois meurtres de Marie Cosnay

"Le plaisir de découvrir avec elle ces secrètes connivences fait tout l’attrait des livres de Marie Cosnay. Mais il ne serait pas si grand si son écriture, poétique par essence, ne faisait surgir, en d’étonnantes séquences, les fragments du monde où ces destins s’éprouvent : villes, ciels, océan, corps, visages, tous les éléments de l’énigme qu’est pour chacun sa propre vie." Jean-Marie (…)

États provisoires du poème VIII

1er avril 2008

États provisoires du poème VIII

La demeure et l’exil
Tahar Ben Jelloun
Luis Mizon
Mahmoud Darwich
Patrice Delbourg
Zoé Valdès
Kenneth White
Jacques Rebotier

Cligne-musette

1er avril 2008

Cligne-musette

Causette
Petite fille qui parle seule
en allant chercher de l’eau
au fond de la nuit
Mouette
Légère moue que fait le marin
en regardant en l’air
quand un oiseau vient de lui lâcher
sa fiente en plein visage.
Plof !
Collages de Martine Melinette

La haute Folie des mers

1er décembre 2007

La haute Folie des mers

Prix de la vocation 2007
Elégie d’un naufrage… qui vive qui suis-je dans l’orage qui sourit derrière l’ombre qui souligne d’un trait grave ou d’un soupir…"

Neuvains du someil et de la sagesse

1er octobre 2007

Neuvains du someil et de la sagesse

"XLIX
Fruits nocturnes du temps sur l’arbre de souffrance,
aux branches suspendus qui semblez d’autres astres,
célestes qui dormez au-dessus de nos peines,
fruits d’ombre, fruits du sang, veillez, veillez ce corps,
veillez ces mains gercées par le travail des jours,
ô sphères, nudités parmi les branches noires,
fruits fraternels, gardiens de ce sommeil dernier,
porteurs de toute connaissance, vous rares fruits de patience
qui dormez notre mort et mûrissez sans nous.
L
Soudain il fut midi (…)

Terre à monde

1er octobre 2007

Terre à monde

"Amont la terre le sillage. Amont le sol à son aplat défait. A ses atours de silence. De signes sans rapport. Lissés. Livrés. Amont la terre l’ouverture. L’avant du signe à son début. A son aplat d’avant. Amont la terre. Le sillage.
Terre de nouveau la mouvante. La puissante. De nouveau ligne seule. La ronde. Terre creusée des sons. Des souffles éphémères. Mobiles. Terre nouvelle à son début. A son devis naissant. Flottant. Terre la ronde la défaite. La désolée des sons. Des signes orphelins. A (…)

Leurs adorables

1er septembre 2007

Leurs adorables

Leurs adorables
Chopin, Bach, Schubert
Un des 15 exemplaires sur vergé de Rives, accompagné d’un collage de Roger Dérieux et d’un poème manuscrit.
Avant de partir, je veux écrire ces étranges silences qui se cachent dans le violoncelle et que la musique aime à savoir près d’elle.
Je veux écrire ce chant qui pose si souvent ses mains sur mon visage que cela en est un délice.

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.