Choix de poèmes de Charles Plynell

Choix de poèmes de Charles Plynell

Charles Plymell est l’un des derniers survivants de la Beat Generation. Le traîne-savate né à Wichita, Kansas, qui débarqua à San Francisco en 1961 a longtemps vécu sur les chapeaux de roues en compagnie des poètes Ferlinghetti, Phil Whalen, Bob Kaufman, Allen Ginsberg, Burroughs, Pélieu et bien d’autres. Avec sa femme Pamela (fille de Mary Beach), il a créé en 1967 la revue The last Times dans laquelle ils ont publié les premiers dessins de Robert Crumb. Il vit aujourd’hui à Cherry Valley, dans l’état de New York.

« Dans le territoire de l’Oklahoma, mon père laissa sa cafetière / sur le feu de son misérable logis, et il descendit / avec le troupeau jusqu’à Galveston. Il vit les / lumières l’appeler du côté portuaire de la baie, / se rendit en Italie, ramena une gravure en couleur / de l’île de Capri, et lorsqu’il revint l’année suivante, / la cafetière était toujours à la même place. »

Paru le 1er octobre 2007

Éditeur : Wigwam

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Louis Aragon

L’amour qui n’est pas un mot

Ma vie en vérité commence
Le jour que je t’ai rencontrée
Toi dont les bras ont su barrer
Sa route atroce à ma démence
Et qui m’as montré la contrée
Que la bonté seule ensemence

Tu vins au cœur du désarroi
Pour chasser les mauvaises fièvres
Et j’ai flambé comme un genièvre
À la Noël entre tes doigts
Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi

Louis Aragon, « L’amour qui n’est pas un mot », Le roman inachevé, Éditions Gallimard.