Ci Sur l’air de « Gentils coquelicots… »

Camille Loivier

Sur l’air de « Gentils coquelicots… »

Les coquelicots sont mes préférés plus j’en vois
Avec plus de force de les aimer, mai-juin comme
Des pavots l’opium de les savoir exister

Plus encore qu’ils disparaissent. Les terre-pleins des gares de banlieue
Juste avant le quai, pas fauchés, l’inaccessible par les grillages et les rails,
Où seule la campagne qui irait là.

Poème
de l’instant

Tchernobyl, récits

J’ai ramassé, dans les environs du réacteur, une pierre que j’ai longtemps eue posée sur la bibliothèque, je la regardais, parfois aussi je la prenais dans mes mains. Un ami qui passait chez moi et a appris d’où elle venait l’a jetée par la fenêtre.

Ingrid Storholmen, Tchernobyl, récits,Traduit du norvégien par Aude Pasquier, Éditions LansKine, 2019.