Ci Sur l’air de « et bien dansez maintenant »

Camille Loivier

Sur l’air de « et bien dansez maintenant »

Une autre maison est là devant mes yeux, toute petite
qu’on griffonne sur une page. Le lieu absent
comme le toucher, tellement je les vois arriver, et c’est pourtant
une sorte d’à-pic

tout ce qu’on voit quand on est seule, c’est de n’être
rien qu’il s’agit

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes