Circé

Editions de poésie

Collection de poésie étrangère

Poésie contemporaine

Poésie classique

Type de livres
Poche et broché grand format

Mode de diffusion, de distribution
Librairies via Harmonia Mundi

Année de création : 1988

Nombre de parutions par an : 4

Tirage moyen : 1500 ex.

Auteurs phares  : Dereck Walcott, Bei Dao, Charles Simic, O. Mandelstam

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Editeur : Claude Lutz
Tél : 03 29 41 02 15
e-mail : contact@editions-circe.fr

Contact

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Belval

Les Poésies d'amour de Marina Tsvetaïeva

1er avril 2017

Les Poésies d’amour de Marina Tsvetaïeva

« Chaque vers est enfant de l’amour » écrivait Marina Tsvétaïéva. Mais si l’exacerbation amoureuse, l’énergétique passionnelle est effectivement une des caractéristiques de son œuvre, ce qui frappe avant tout, au-delà de la liste infinie des « muses » masculines ou féminines, c’est qu’elle n’est que très peu assimilable à la poésie amoureuse, classique ou moderne.
« Votre objet est souvent si petit qu’on pourrait le juger naïf et muet. Mais vous lui découpez une bouche et il dit de grandes choses. Votre âme est (…)

Chen Li Cartes postales pour Messiaen

1er mars 2017

Chen Li Cartes postales pour Messiaen

Poésies choisies, traduites du chinois et présentées par Marie Laureillard
Le recueil Cartes postales pour Messiaen rassemble des poèmes composés des années 1970 à aujourd’hui, qui se caractérisent par leur humour, leur profondeur, la force des images. Épris d’art et de musique, Chen Li a fait sien le mot du compositeur japonais Tōru Takemisu, qu’il cite à propos de son poème éponyme et qui peut s’appliquer à toute sa création : « La musique, dans son essence, semble inséparable de la tristesse. C’est la (…)

Quand je l'aurai tout bu (poésies 1927-1932) de Gertrud Kolmar

1er juin 2014

Quand je l’aurai tout bu (poésies 1927-1932) de Gertrud Kolmar

Gertrud (Chodziesner) Kolmar est née à Berlin le 10 décembre 1894. Sa vie, dans son éloignement des grands événements et des cercles littéraires, ressemble à celle d’Emily Dickinson et sa poésie, qu’on a si peu publié de son vivant, est restée pratiquement inconnue jusqu’après sa mort. Elle a écrit la partie de son œuvre poétique la plus forte dans les années 1920-1930, une période malheureuse pour un poète allemand et désespérément tragique pour une allemande juive. Incapable d’échapper au Troisième Reich, (…)

Le martin-pêcheur d'Amy Clampitt

1er décembre 2013

Le martin-pêcheur d’Amy Clampitt

"Les mots, dans les poèmes d’Amy Clampitt, tels des neurones, étendent leurs ramifications vers d’autres mots, formant des synapses qui envoient au lecteur des messages visant à combler les vides, à opérer des associations fugitives. Ce système linguistique doit s’accompagner d’un rendu visuel précis, faute de quoi le poème manquera du moteur nécessaire à son fonctionnement. C’est par des petits bonds électriques successifs que le poème est relancé dans son trajet jusqu’au bout de la page.
Clampitt s’y (…)

Dans les recoins des mots d'Alexandra Galanou

1er septembre 2013

Dans les recoins des mots d’Alexandra Galanou

"Le voeu
ne pouvant suivre
l’étoile
filante
dans la couleur
de la nuit se lève
un poème
qui tandis que s’effacent
les contours
du jour
étend le silence jusqu’à
ce que ne peut atteindre
le bruit des mots"

Le chant limitrophe de Tomas Venclova

1er septembre 2013

Le chant limitrophe de Tomas Venclova

Traduits du russe par Henri Abril
"Débarqués sur l’Atlantide
Le spectre d’un hangar se profile sur la vase.
Le pays a coulé, mais qu’importe aux matelots
depuis que cette guerre n’en finit pas
et que l’empire même a volé en morceaux.
Il ne reste que la vue depuis la cantine d’hôtel.
Les canots se balancent. Entre les rideaux l’hiver
se faufile, plus sombre que les vitres
éclaboussées de béton, assaisonnées de (…)

Métamorphoses des villes de Mihàlis Pieris

1er septembre 2012

Métamorphoses des villes de Mihàlis Pieris

Choix et traduction du grec par Michel Volkovitch
"Au café de la ville
Ma part d’années, je l’ai reçue.
Ce à quoi j’avais le droit est venu, reparti.
Me voilà, seul. Je ne bois ni ne fume.
Me voilà. Livres ébauchés
travaux laissés en route
écrits que je ne peux finir.
Mes années sont venues, sont passées.
La force du corps, de l’esprit, terminé.
Une ombre assise au café de la ville
regarde par la vitre embuée les gens qui passent,
l’esprit ailleurs. Tasse de café vide sur le marbre
de la (…)

La baignoire d'Archimède, anthologie poétique de l'Obériou

1er septembre 2012

La baignoire d’Archimède, anthologie poétique de l’Obériou

Choisie, traduite et présentée par Henri Abril
En version bilingue
"Je suis le génie des mots qui vibrent
Je suis le maître des pensées libres
Je suis le roi des beautés sans but
Je suis le dieu des sommets déchus
Je suis le maître des pensées libres
Je suis le ruisseau des joies limpides.
Quand je lâche mes yeux sur la foule
Elle se fige comme un oiseau
Et autour de moi tel qu’un poteau
Elle se tient muette sans houle
La foule comme un oiseau figée
Et je la balaie comme un déchet." (…)

Songe de la falaise de Oh Sae-young

1er mars 2012

Songe de la falaise de Oh Sae-young

Le recueil de poèmes de Oh Sae-young, Songe de la falaise, publié à Séoul en 1999, a été écrit pendant le séjour de l’auteur au temple du Dragon sur le mont Chiak, qui est situé dans le nord-est de la Corée du Sud. Les poèmes de ce recueil témoignent d’une correspondance intime et profonde entre l’homme et la nature qui l’entoure et tracent un chemin bouddhique qui mène de la douleur de l’existence à la libération. Ces poèmes sont comme une prière. C’est dans un silence au delà des mots et de l’intelligence, (…)

Une feuille noire dans la bouche de Ki Hyongdo

1er mars 2012

Une feuille noire dans la bouche de Ki Hyongdo

A nous, lecteurs lointains, cette poésie dit quelque chose de la Corée des années 80 et du "mauvais temps" qui y régnait alors, mais aussi, plus largement, de tout le vingtième siècle, si violent, en Corée.
Cependant, tendue et âpre - jusqu’à ce "réalisme grotesque" dont parle Kim Hyon -, la voix de Ki Hyongdo peut se révéler, soudain, pleine d’une douceur inattendue : elle est alors, simplement, (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.