Cité perdue

Auteur : Lyonel Trouillot

Cité perdue

Avec Marie-Bénédicte Loze.
Dessins d’Ernest Pignon-Ernest

« Il est dit dans le conte que partout s’étendirent la haine et le mensonge. » Les mots par lesquels s’ouvre Cité perdue semblent convier le lecteur à une bien triste aventure humaine : celle où règnent l’égoïsme et la dissimulation, la peur de l’autre et les rapports de domination. Et pourtant chacun rêve de l’exact contraire : l’amour et l’égalité entre les êtres, le goût des portes qui s’ouvrent et des mains qui se tendent, ce « jour d’épaule nue où les gens s’aimeront », comme le chante un vers d’Aragon. Avec un sens aigu du tendre et du faillible, deux poètes chantent ensemble « la beauté des recommencements » et tracent un chemin d’espérance. Celui du « chant élevé à hauteur d’idéal », là où le tremblement de sens du poème fonde notre liberté et notre goût de vivre. Un livre écrit à quatre mains, auxquelles se joignent, fabuleuses, celles d’Ernest Pignon-Ernest.

« Voici venir le temps
des passeurs de lumière.

Et sur chaque sentier
Nous peindrons des soleils
aux teintes orangées,
Et des lunes légères
comme un rire d’enfant. »

Texte de l’éditeur.

Paru le 7 mars 2019

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Poème
de l’instant

Emmanuel Moses

Il était une demi-fois

Donnez-moi un mot
J’en ferai deux, j’en ferai trois
Et puis cent, et puis mille
Et quand je ne pourrai plus compter
Je repartirai en arrière
Jusqu’au tout premier
Qui sera le dernier.

Il était une demi-fois, Emmanuel Moses, illustré par Maurice Miette, Éditions Lanskine, 2019, p.32.