Clarisse

Les éditions clarisse, nées en 1998, se sont données comme choix de publier des livres permettant de découvrir des univers de poètes dont le point commun est de n’être pas en pose (en pause, si l’on veut).
L’éclectisme et la rigueur éditoriale, la qualité des livres comme objets demeurent au centre de l’activité des éditions clarisse, au service des poésies vivantes, sans ligne éditoriale dogmatique.
Trois collections principales essaient de développer cette ambition : « parcelles », fidèles à l’esprit traditionnel de la plaquette, permettant de faire découvrir de nouvelles voix, ou des ensembles peu volumineux de poètes déjà confirmés ; « poèsie (l’accent grave sur l’e muet) », collection de livres de poètes composés dans l’unité d’une voix et liés à des œuvres plastiques ou photographiques de couverture d’artistes contemporains ; « Le bruit que ça fait », collection créée en 2012, et vivant à développer un travail autour de la poésie et des poètes (monographies, choix de textes, anthologies, manifestes, textes critiques).

Poésie contemporaine

Type de livre
Brochés

Mode de diffusion
Vient de paraître, mailing, diffusion en librairies spécialisées, salons, référencement Electre, référencement Amazon…

Année de création : 1998

Nombre de parutions par an : entre 4 et 6

Tirage moyen : Entre 500 et 1000 ex

Auteurs phares  : Eric Ferrari, Franck Cottet, Christophe Dauphin, Eric Sénécal.

Accepte de recevoir des manuscrits (précisions sur le site internet).

Editeur : les membres de l’association
email  : editions.clarisse@wanadoo.fr

Contact

170 allée de Sainte Claire

76880

Martigny

Les hautes-salles d'Hervé Delabarre

1er novembre 2012

Les hautes-salles d’Hervé Delabarre

La violence persillée de tendresse, Quand pleurent au fil des plages / Hantées de barbelés / Les jouets déchiquetés, les nostalgies aux images brutes, éminemment intimes, dans les deux ensembles proposés ici par Hervé Delabarre, sont les reflets champ-contrechant, de l’honnêteté sauve d’un poète. Les plans cinématographiques vécus, remontés de l’enfance occupée à Saint-Malo, s’impressionnent sur la pellicule d’une vie où « Elle » est le véhicule. Poète de tempérament, Hervé (…)

Mal de travers

1er juillet 2012

Mal de travers

Dans le cadastre, la vie, chaque petite portion de terre, séparée de terres voisines,
s’appartient. Les forestiers requis ici jonchent de copeaux l’improbable clairière de leur rencon-tre. Leurs pas laissent les traces craquantes du bois des vives demeures, denticulées au phosphore des jeunes feuilles de saison. Le vagabondage d’un oiseau
invisible, de nuit, tracera la ligne des haies d’aubépines où nidifier d’un côté, de l’autre.
Les Plume-bûcherons, appelés par leurs noms au seuil de ces (…)

Burlesques d'Eric Sénécal

1er janvier 2012

Burlesques d’Eric Sénécal

"Trois expériences se croisent et se rencontrent dans ce livre : un seul parcours accompagné de l’ombre dansante, fixe, amicale peut-être et plus certainement questionnante de Buster Keaton, son regard muet clignant. Eric Sénécal propose un chemin électrique où l’expérience de la poésie est le carrefour de l’ombre et du vivant aux résonnances multiples, "droit devant / nous marchons / tragiques hardis (…)

Guanahani

1er juin 2011

Guanahani

Guanahani était le nom indigène de San Salvador lorsque Colomb y aborda.
Désignant un monde nouveau, rêvé mais déjà habité, ce nom guide le poème de Jean-Claude Tardif.
C’est à une forme de genèse qu’il s’attèle ici : la redécouverte des sensations simples et brutales d’un être écartelé
entre désir et nostalgie, mais aussi l’exploration complexe de ce qui fonde une humanité, paraphrasant Éluard :
l’amour la poésie. Exister et écrire étroitement entrelacés.
Dans ce vaste souffle de forge et de vents, (…)

Par celle

1er juin 2011

Par celle

« C’est une vingtaine de poèmes, qui n’ont de relation que leur resserrement ; mais leur forme et leur rythme sont voisins, parfois leur objet commun ; de vers en vers, des mots reviennent souvent y chanter, que l’on prononce à satiété, pour le plaisir. C’est une vingtaine de pièces comme ces petites portions de terre, séparées des terres voisines et appartenant à un propriétaire différent ; on aime les contempler d’en haut ; et comment lire, sinon le nez au-dessus de la page ? On la survole, on y plonge… (…)

Dans les nuits

1er juin 2011

Dans les nuits

le pays perdu // la sécheresse perpétuelle // il fallut se séparer // on tira au sort // une moitié fut embarquée // le corps était monnaie de passe temps, joie questionnante qui désespère la bouchée

<i>La Beauté du geste</i>

1er mai 2011

La Beauté du geste

Collections Parcelles
"Gestes d’enfant
Et Dieu créa le caillou plat
parti d’un trait sur la rivière
pour bondir un instant vers le ciel
et que mon fils exulte
tandis que j’applau
dis Vivre c’est lancer
toucher le monde un peu plus loin
que le bout de ses doigts…"

Riverains des falaises par Christophe Dauphin

1er décembre 2010

Riverains des falaises par Christophe Dauphin

une anthologie des poètes en Normandie du 11ème siècle à nos jours réunie par Christophe Dauphin « De son acte de naissance, à Saint-Clair-sur-Epte, en 911, jusqu’à nos jours, (…) la Normandie ne s’illustra pas seulement par des faits d’armes, de conquêtes et de puissance, mais aussi par un rayonnement culturel important qui ne s’est jamais démenti et dont les poètes furent souvent les fers de lance… » Dès la préface, « Éloge de la Normandité », terme de Léopold Sedar Senghor, Christophe Dauphin donne le (…)

Miroir voilé miroir

1er juin 2010

Miroir voilé miroir

Miroir voilé miroir et les silences qui ouvrent ce livre de Franck Cottet
respirent de la délicatesse des coeurs écarquillés, comme un enfant
fait fixant une ligne de fuite, le plus fort possible, jusqu’à exprimer des
larmes. L’amour, thème le plus commun et le plus neuf en poésie, se
double ici d’un corps.
S’ouvrant sur Silences, variations intimes sur « le silence qu’on garde / par habitude / parce que parler fait trop de bruit », ce livre réaffirme la voix sobre et impérieuse, construite dans la (…)

La chambre anéchoïque de Loyan

1er mars 2010

La chambre anéchoïque de Loyan

"Je marche avec un secret latent au bord du fleuve
entre questions et refus
les images m’ont porté
vers la ville recadré
en beauté je te trouvai fier soleil noir atypique…"

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.