Clarisse

Les éditions clarisse, nées en 1998, se sont données comme choix de publier des livres permettant de découvrir des univers de poètes dont le point commun est de n’être pas en pose (en pause, si l’on veut).
L’éclectisme et la rigueur éditoriale, la qualité des livres comme objets demeurent au centre de l’activité des éditions clarisse, au service des poésies vivantes, sans ligne éditoriale dogmatique.
Trois collections principales essaient de développer cette ambition : « parcelles », fidèles à l’esprit traditionnel de la plaquette, permettant de faire découvrir de nouvelles voix, ou des ensembles peu volumineux de poètes déjà confirmés ; « poèsie (l’accent grave sur l’e muet) », collection de livres de poètes composés dans l’unité d’une voix et liés à des œuvres plastiques ou photographiques de couverture d’artistes contemporains ; « Le bruit que ça fait », collection créée en 2012, et vivant à développer un travail autour de la poésie et des poètes (monographies, choix de textes, anthologies, manifestes, textes critiques).

Poésie contemporaine

Type de livre
Brochés

Mode de diffusion
Vient de paraître, mailing, diffusion en librairies spécialisées, salons, référencement Electre, référencement Amazon…

Année de création : 1998

Nombre de parutions par an : entre 4 et 6

Tirage moyen : Entre 500 et 1000 ex

Auteurs phares  : Eric Ferrari, Franck Cottet, Christophe Dauphin, Eric Sénécal.

Accepte de recevoir des manuscrits (précisions sur le site internet).

Editeur : les membres de l’association
email  : editions.clarisse@wanadoo.fr

Contact

170 allée de Sainte Claire

76880

Martigny

Je ne m'adresse plus la parole de Yann Sénécal

1er novembre 2009

Je ne m’adresse plus la parole de Yann Sénécal

"Tu as un an de plus
aujourd’hui
Tu as oublié l’enfant
qui sommeillait en toi
Tu aimerais pourtant le rappeler
Pour qu’il puisse voir
ce que tu es devenu
Pour enfin vivre au soleil
Certains soirs
Tu te manques"

Dits en plain désert de Michel Voiturier

1er avril 2009

Dits en plain désert de Michel Voiturier

"L’aube surprend toujours ceux qui sommeillent.
Jamais ceux qui ont assimilé l’effroi…"

Un emploi du temps de chamois

1er avril 2008

Un emploi du temps de chamois

Un emploi du temps de chamois évoque l’expérience de la montagne par temps clément, le seul qui vaille, celui de l’homme vacant, éveillé. Les exploits ici sont émerveillements.
Patrick Joquel, randonneur émérite, poète au ton souple et musclé, développe devant nos yeux sidérés un espace que tout être humain est en devoir de conquérir, soi-même.
(…) regarder
jouer marcher respirer boire
parler dormir uriner manger
regarder encore et marcher toujours
nous vivons un emploi du temps de chamois
simplements (…)

<i>Ciel de traîne</i>

1er avril 2008

Ciel de traîne

"La nuit
se glisser dans les coulisses de la ville
et se heurter à l’océan.
débusquer un pont
pour passer de l’autre coté".

Le parfum des pierres aveugles d'Isabelle Guigou

1er septembre 2007

Le parfum des pierres aveugles d’Isabelle Guigou

"Je ne retrouve aucun mot dans la poussière
Aucune phrase
Sous le silence : du silence
Rien ne se révèle
Rien ne parle"

Ecrit au dos

1er septembre 2006

Ecrit au dos

Extraits :
les jours dans les flaques, reflets d’envols et déjà
la tache humide d’une langue perdue d’avance, les
apparitions se multiplient, quelqu’un flagelle
quelqu’un bat de l’aile
(in 15 essais de ciel)
***
Ecorces d’arbres, des semelles avec, j’ai marché
dans la neige pour puiser de l’eau, la lumière
tombe, je respire le jour à nouveau.
(in Consolations I)
***
Un feu sur l’herbe gelée, dans le dernier virage,
comme de se sentir nu, (…)

Ce qui flotte encore

1er mars 2005

Ce qui flotte encore

"Mémoires
entassées
les unes sur les autres
dans la tête
poussiéreuses
ce qu’on en fait
une compagnie
quand on y pense."

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.