Comme un cri d’os - Jacques Simonomis par Christophe Dauphin

Comme un cri d'os - Jacques Simonomis par Christophe Dauphin

L’aventure de la revue Le Cri d’os s’est achevée en mai 2003, avec la parution d’un ultime numéro double, après avoir publié en dix ans, plus de neuf cents notes de lecture, trois cents auteurs différents, quatre-vingt illustrateurs et réalisé de nombreux numéros spéciaux (Max Jacob, L’école la poésie, François Jacqmin, L’Homme et l’œuvre, Jean Cassou, Le surréalisme américain, Norbert Lelubre, Théodore, Luc Decaunes, L’Érotisme…) Moins de deux ans plus tard, le 15 février 2005, le fondateur et directeur du Cri d’os, Jacques Simonomis, disparaissait à l’âge de soixante quatre ans. Le Cri d’os renaît de ses cendres, en 2015, l’espace d’un ultime dernier numéro. Comme un cri d’os, Jacques Simonomis, est un essai, suivi d’un choix de textes, qui a paru initialement en 2001, sous le titre de Jacques Simonomis, l’imaginaire comme une plaie à vif, et qui reparaît en 2015, dans une édition revue et augmentée à l’occasion du dixième anniversaire de la disparition de Jacques Simonomis. Dans la lignée d’un Tristan Corbière, d’un Alfred Jarry ou d’un Paul Vincensini, Jacques Simonomis, irrité par la bêtise bien-pensante de ses contemporains, a toujours pris fait et cause pour ce qui sort de la norme. Aucune trace du « politiquement correct » chez lui ; mais plutôt de l’humour d’attaque, de la dérision. Son œuvre est taillée d’un seul tenant dans les méandres mystérieux de la vie, avec son ton, son style, ses différents registres (qui savent aussi parfaitement s’imbriquer les uns dans les autres), ses images, son vocabulaire ; le tout inséparable de la vie collective ; de la vie en société. Cette vie qui, tour à tour, mènera le poète du désarroi à la révolte ; de la douleur à l’amour ; de la dérision à l’imaginaire ; de l’humour au merveilleux burlesque et déchiré.

Paru le 1er mai 2015

Éditeur : Les Hommes sans Epaules éditions

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

James Sacré

Une fin d’après-midi à Marrakech

Parler s’en va dans la nuit, entièrement :
Comme un désir est dans le cœur.

James Sacré, Une fin d’après-midi à Marrakech, Éditions Ryôan-ji, 1998.