Comme un terrier dans l’igloo

Contact

Dan et Guy Ferdinande
67 rue de L’église

59840

Lompret

Le ris au laid

1er avril 2004

Le ris au laid

Confidence
On m’invite, ça et là,
pour y faire mon cinéma.
J’prends ma valoche…
Qui eût pu croire, dans le canton,
que j’étais digne d’un don,
moi la cloche.

Poème
de l’instant

Stèles

La cime haute a défié ton poids. Même si tu ne peux l’atteindre, que le dépit ne t’émeuve : Ne l’as-tu point pesée de ton regard ?
La route souple s’étale sous ta marche. Même si tu n’en comptes point les pas, les ponts, les tours, les étapes, - tu la piétines de ton envie.
La fille pure attire ton amour. Même si tu ne l’as jamais vue nue, sans voix, sans défense, - contemple-la de ton désir .

*

Dresse donc ceci au Désir-Imaginant ; qui, malgré toutes, t’a livré la montagne, plus haut que toi, la route plus loin que toi,
Et couché, qu’elle veuille ou non la fille pure sous ta bouche.

Victor Segalen, Stèles, « Stèle au désir », 1912.