Commencement des corps, fin de l’océan

Auteur : Adonis

<i>Commencement des corps, fin de l'océan</i>

Né en 1930 en Syrie dans une famille paysanne, naturalisé libanais, Ali Ahmad Saïd Esber prend très tôt le nom d’Adonis pour devenir le plus marquant et le plus varié des poètes arabes de notre temps : le choix de ce pseudonyme traduit, dès le début, la volonté de se dédoubler et d’accepter une tradition gréco-latine en même temps que la tradition arabe.
Poète méditatif, il est l’homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Le poème est, pour Adonis, le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles. Adonis est non seulement le poète des quatre horizons, du déplacement, du métissage des chants, mais aussi de la mouvance des corps, de la dispersion des atomes, des poussières, des cendres sous le soleil.
Totalement inédit en français, traduit avec talent par Vénus Khoury-Ghata, ce nouveau recueil poétique signe le retour d’Adonis au Éditions Mercure de France après Le temps les villes (1990) et Soleils seconds (1994) et le succès rencontré par Chants de Mihyar le Damascène dans Poésie/Gallimard.

Paru le 18 novembre 2004

Éditeur : Mercure de France

Genres de la parution : Recueil Version bilingue

Poème
de l’instant

Zéno Bianu

Pérégrinations du Pierrot solaire

Voilà
le monde reste beau
impunément
il n’a pas peur
du noir
il coule de source
toujours

Zéno Bianu, « Pérégrinations du Pierrot solaire ».