Comprendre la vie

Auteur : Charles Pennequin

<i>Comprendre la vie</i>

« Tous les matins je me lève je suis mort de rire », cette phrase, on la trouve à la page 22 du livre de Charles Pennequin et elle en donne bien la tonalité. Quant à cette autre : « tout amour vrai est un coup foireux porté à soi-même » elle en indique sinon le sujet principal, au moins une préoccupation récurrente car s’il s’agit de « comprendre la vie » l’amour est une question centrale… Ainsi entre rire grinçant, tragique et comique à la fois, et interrogations qui cachent soigneusement leur gravité derrière une véhémence grotesque sans pitié, Charles Pennequin se livre à un massacre en règle de toutes les croyances, les habitudes, les illusions qui nous aident à vivre. Il le fait à sa manière inimitable, maîtrisée comme jamais, qui mêle une connaissance parfaite, intime presque, des tournures les plus populaires, des références d’une trivialité réjouissante, une sensibilité exacerbée, et un talent de la scansion qui fait quasiment entendre la voix de l’auteur.

Paru le 1er mars 2010

Éditeur : POL

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.