Confessions d’une Joconde / Pourquoi le Minautore est triste d’Anne Talvaz

Confessions d'une Joconde / Pourquoi le Minautore est triste d'Anne Talvaz

Les années 2002 à 2008 furent pour moi des années d’exploration, de mes propres limites d’abord, puis de celles du monde, du Mexique, du Japon, de la Chine.
Entre deux périodes de confusion tantôt comique, tantôt catastrophique, l’écriture venait poser des limites bien nécessaires et jouait un rôle de fil conducteur. Si j’écrivais des poèmes, c’était le signe qu’en vérité tout allait bien et qu’en dépit des apparences la vie suivait son cours.
Ces textes sont à prendre à la fois comme une chronique et comme une succession d’instants où la vie et lemonde sensible pouvaient se dire et se décrire. Dire l’indicible, il n’en était pas question. Il fallait au contraire que les choses soient dites, et aussi ce qu’elles inspirent : le bonheur, l’amitié, le sentiment de la beauté (eh oui, elle existe), le scepticisme, et la peur et la haine parfois.

Anne Talvaz vit en région parisienne, où elle exerce le métier de traductrice commerciale. Elle a vécu en Chine et au Brésil.

Paru le 1er avril 2010

Éditeur : L’Act Mem

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.