Contre-allées

Privilégier le vécu à toute abstraction lyrique, métaphysique, linguistique ou sémiologique. Concevoir une expérimentation poétique qui ne se réduit pas à une expérimentation sur le langage.
Dynamiter les oppositions de principe entre le réel, la langue et le sujet. Faire du poème le point équidistant de ces trois composantes.
Songer que la révolution de la langue ne suppose pas un abandon du sens, et que le souci de la forme ne se résume pas à un jeu de miroir dans lequel le texte renvoie à son processus de production.
Se rappeler, à l’inverse, que la poésie n’est pas la seule expression d’une émotion, mais également un art du langage.
Ajouter une pointe d’humour, d’ironie et de fantaisie. Refuser la gravité affectée, la religiosité, la pompe, l’emphase d’une part, et le fabriqué, le calculé, le programmé d’autre part.
Elaborer une écriture qui prend en compte les contradictions du monde et de l’écriture même. Tenter d’organiser dans le poème le chaos ambiant.
Exprimer sa sensibilité. Faire parler les voix qui s’expriment en nous, familières et/ ou littéraires, voix dont nous sommes les dépositaires.
Abolir les frontières : le réel est moins réel qu’il n’y paraît, l’imaginaire moins imaginaire qu’il ne pourrait le laisser croire.
Ecrire pour garder ou découvrir des sensations, images réelles ou rêvées. Ecrire pour vivre pleinement chaque instant de l’existence.
S’attacher à dire l’envers de la réalité, à retranscrire une réalité fantasmatique.
Arracher les masques des tenants de l’ordre poétique. Pourfendre l’esbroufe esthétique, le prêt-à-penser, la littérature industrielle.
Rejeter la pseudo-fatalité et la pseudo-liberté actuelles, qui
consistent avant tout à exploiter la faiblesse et la bêtise humaines.
Etre attentif à l’écriture des autres. )
Garder son indépendance et défier les possibles en avançant par amalgame et par synthèse.
Romain Fustier

Edition de poésie contemporaine, revue de poésie

Type de livres
Revue : livre carré collé
Edition : brochures ou livres-objets

Mode de diffusion
Autodiffusion, autodistribution
56 librairies en France

Année de création : 1998

Nombre de parutions par an : 10

Tirage moyen : revue : 500 ex, éditions : 100 ex

Auteurs phares : revue : Vénus Khoury-Ghata, Patrice Delbourg, Gérard Noiret, Marie-Claire Bancquart, Franck Venaille, André Velter, Guy Goffette, James Sacré, Daniel Biga, Jude Stéfan, Pascal Commère, etc…
Editions : Emmanuel Flory, Matthieu Gosztola, Emmanuelle Pireyre, Virgine Lalucq, Romain Verger, Sophie Loizeau, Albane Gellé, etc…

Accepte de recevoir des manuscrits, uniquement pour la revue.

Editeurs : Romain Fustier et Amandine Marembert

Contact

16, rue Mizault

03100

Montluçon

Mal dit

1er septembre 2013

Mal dit

"J’ai ma peau ma gueule et quoi
ma viande d’un matin l’autre
mon poème comme un beau couteau
si c’est pas le vent qui
fera lever les vivants."

Les petits jardins

1er juin 2013

Les petits jardins

"Le jardin est une avancée devant le poème
et devant ce qui est perdu"

Contre-allées n°31-32

1er janvier 2013

Contre-allées n°31-32

Jacques Ancet
Olivier Bourdelier, Marie Huot, Philippe Longchamp, Emmanuel Merle, Philippe Païni ; Mira Wladir.

Les marronniers

1er septembre 2012

Les marronniers

"à l’automne les marronniers
font un grand vide
ils désertent la terre
à laquelle ils reviennent"

Copeaux d'un cirque

1er septembre 2012

Copeaux d’un cirque

"Reste
ne regarde pas derrière le poème
c’est impossible
et dangereux
ce qu’on ne saura jamais on l’écrit, voilà…"

<i>Chaque pas du temps</i>

1er septembre 2012

Chaque pas du temps

dans la pièce d’à côté
ce que le souffle
de la flûte
ouvre
ce qu’il trace dans la journée
naissante
un sentier de pierres et branches
un habitat en marche
de ciel par-dessus les toits
de neige gelée
avec la sombre mate
sourde pulsation
de la goutte tombant
du robinet dans la baignoire
solfège du plein de grâces

Ma ténèbre

1er juin 2012

Ma ténèbre

"Ma ténèbre mais
Là dans le lilas
De l’avril cruel"

Architecture de l'orage de Philippe Païni

1er juin 2012

Architecture de l’orage de Philippe Païni

"si on attend le soleil
finit par passer par ici
le temps de l’attente
fait mûrir le geste qui sans le savoir
jette sa lumière dans le puits de
l’avenir proche le déjà
présent…"

A la fin dormir

1er juin 2012

A la fin dormir

"venez les joies les peurs
Je n’ai pas tourné la clé je n’ai
qu’un lit seul on se serrera

igrec de Gwenola Morizur

1er juin 2012

igrec de Gwenola Morizur

"ne sais plus comment quoi j’ai attrapé Igrec
mes jambes si peu fiables m’ont menée
jusqu’à lui
j’y vouloir un signe"

Poème
de l’instant

Décomposée

Nous nous aimons dans tous les interstices de la fatigue.
Huit heures claironnent. On se dénoue, mais on préserve
dans les plis de nos corps la mémoire exacte des étreintes.

Clémentine Beauvais, Décomposée , Éditions de l’Iconoclaste, 2021.