Contre-nuits

Auteur : Jacques Lacarrière

Contre-nuits

Jacques Lacarrière et Albert Woda se connaissent depuis plus de dix ans. De cette amitié est né Erèbe/Ebène aux éditions de l’Eau. ils renouvellent l’expérience aujourd’hui avec Contrenuits, mais cette fois, Jacques Lacarrière a choisi d’illustrer de ses textes une quarantaine de gravures à la manière noire d’Albert Woda.
Dans cette technique de gravure, on noircit entièrement la plaque, on part du noir pour aller vers le blanc ce qui permet d’obtenir, au tirage, un noir mat parfait. Cette dualité noir/blanc, ombre/lumière se retrouve tout entière dans les textes de Contre-nuits.
L’ouvrage débute par La nuit d’avant les nuits, allusion à « la première nuit du monde », celle que connurent Adam et Eve lorsqu’ils furent chassés du paradis. Dans un dialogue fictif, l’écrivain nous livre une suite de réflexions philosophiques et poétiques autour de la Nuit. « De la gravité à la grâce, autrement dit de la noirceur à la lumière, il y a toute l’histoire et l’aventure de notre mo1zde. »
La seconde partie de l’ouvrage, intitulée Contre-nuits, est un recueil de vingt poèmes inspirés par les gravures d’Albert Woda.

Paru le 9 septembre 2004

Éditeur : Alternatives

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.