Contre-pied

Les éditions CONTRE-PIED publient des petits textes, d’auteurs peu connus ou inconnus, jugés "inclassables" du fait de leur écriture, de leur originalité, de leur nombre de pages ou de leur format. (Ce peut être également un extrait d’une œuvre plus importante, si celui-ci fonctionne de façon autonome). L’idée de ces éditions étant d’instaurer, par des prix modiques, par l’emploi de la reprographie, par une diffusion ciblée et judicieuse, et surtout, par la publication de textes de qualité, un "contre-pied" par rapport aux conditions éditoriales actuelles.

De 1994 à 2004, les éditions CONTRE-PIED ont publié trois à quatre textes par an, pour un tirage n’excédant pas 2 à 300 exemplaires. Le vendredi 26 novembre 2004, elles ont fêté leurs dix ans au centre international de poésie à Marseille, avec pas moins de dix auteurs invités.

Contact

2 impasse Poterne

13500

Martigues

Avant l'arrivée de Nicolas Tardy

1er mai 2012

Avant l’arrivée de Nicolas Tardy

« […] L’augmentation des ventes d’armes, des paroles éclairantes, des obscurantismes, des manœuvres. L’utilisation d’un bien par une représentante de la nation. Le bout d’un effet domino. La disparition de jumelles. Le sol national. Un père. Une séparation. Une mort avérée. Un objet mis en lumière — l’autre côté informe. Une couleur — une indication probable sur le sexe. […] »

31 poèmes de L'Amérique

1er septembre 2008

31 poèmes de L’Amérique

« Décrire un pays. Celui-ci, les États-Unis
Ça n’aurait évidemment pas de fin, comme de lire
Des encyclopédies d’un bout à l’autre. Et recommencer,
À cause que toujours faut les remettre à jour. […] »

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.