Courir le monde

André Velter

Par la seule magie de leurs noms il est des villes perdues ou non d’Aden à Zanzibar qui chantent dans nos mémoires.

Ô cette rumeur de l’inconnu
au coin des rues de la terre
à Samarkand comme à Shanghaï
avant même que d’y être…

Le refrain qui a ouvert la route
parle au cœur et aux songes
de Tombouctou, de Bénarès, de Louxor
et d’Antioche-sur-Oronte :

c’est à l’oreille aussi
qu’il faut courir le monde.

Paris, 7 juin 2005

Ecouter ci-dessous le poème dit par des élèves de l’école internationale de Shanghai

Poème
de l’instant

Ted Hughes

The guide

When everything that can fall has fallen
Something rises.
And leaving here, and evading there
And that, and this, is my headway.

Ted Hughes, Cave Birds, Traduit de l’anglais par Janine Mitaud
Orphée, Éditions de la Différence, 1991.