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René Char par Paul Veyne et Laurent Greilsamer

26 mars 2007

René Char par Paul Veyne et Laurent Greilsamer

Tout au long de sa vie, René Char a résisté.Né le 14 juin 1907, sept ans avant la Première Guerre mondiale, il est mort peu avant la chute du mur de Berlin. Cet ouvrage s’attache tant à l’oeuvre poétique de René Char qu’à suivre l’itinéraire d’un homme épris de liberté. René Char naît dans le Vaucluse en 1907, à l’Isle-sur-la-Sorgue. Après une jeunesse agitée et révoltée, il rejoint en 1929 le groupe surréaliste, devient l’ami d’Éluard, de Picasso, puis se sépare peu à peu du groupe, tout en continuant à en (…)

Cultures Sud

1er mars 2007

Cultures Sud

Poésie, grandes voix du Sud.
Aimé Césaire
Malcolm de Chazal
Léon-Gontran Damas
René Depestre
Mohammed Dib
Frankétienne
Edouard Glissant
Gilbert Gratiant
Edouard Maunick
Jean-Joseph Rabearivelo
Jacques Rabemananjara
Jean Sénac
Léopold Sédar Senghor
Thicaya U’Tam’Si

Pierre Reverdy

1er mars 2007

Pierre Reverdy

D’une haute exigence dans sa nudité même, refusant la séduction immédiate au bénéfice d’une émotion plus secrète et plus durable, l’oeuvre de Pierre Reverdy se détache au premier plan de la poésie française du XXe siècle.

Michel Butor

1er novembre 2006

Michel Butor

par Marie Minssieux-Chamonard.
A l’occasion des quatre-vingts ans de l’auteur et d’une exposition l’oeuvre protéiforme et encyclopédique, parfois méconnue, d’un homme refusant obstinément tout confort afin de saisir, en nomade, la diversité du monde et des textes.

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage