Dans le spleen et la mémoire de Fabien Sanchez

Dans le spleen et la mémoire de Fabien Sanchez

Le livre : Dès que nous sortons du ventre de notre mère, avec toute notre fragilité, nous sautons dans le vide en cherchant le chemin, tout du moins celui qui peut être n’importe où dans un désir de Brésil ou bien dans un bar de Belleville.
Avec toute sa sensibilité, Fabien Sanchez le cherche ce chemin en regardant dans le rétroviseur de l’enfance, assis sur une plage du Sud face aux vagues, qui, quand elles se font de plus en plus ardentes, rappellent la violente beauté de la vie qui nous déshérite de l’enfance ; sans futur, crucifié sur l’autel de la maturité, et les souvenirs s’effacent… « Qu’est devenu le samouraï perdu » … de l’enfance…
L’auteur se perd du côté de Pigalle, dans des « cafés invisibles » dans l’attente de trouver, sous la pluie, ce fameux chemin qui n’est pas dans une vie citadine qui fait disparaître les grands espaces et la garrigue, invoqués ici ou là, une ville qui apporte cette tristesse au poète dans les heures ternes et creuses. Heures graves et désespérées
Mots noircis par une inquiétude face à la destinée, qui fait se dissiper l’ardeur de la jeunesse. Parfois, au cœur de la nuit, le Rock’n’Roll tente de barrer la route à ce spleen, et là l’auteur retrouve la fraîcheur de cette adolescence portée, pour un instant, par Lou Reed ou Johnny Thunders.
Extrait de l’avant-propos de Christophe Bregaint

Paru le 1er décembre 2016

Éditeur : Les Carnets du Dessert de Lune

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Journal 1887-1910

Chaque fois que le mot « Jules » n’est pas suivi du mot « Renard », j’ai du chagrin.

29 mai 1903

Jules Renard, Journal 1887-1910, Actes Sud, 1995.