Dans les pas de Pierre Reverdy de Claude Cailleau

Dans son essai, Claude Cailleau accompagne le poète sur ses trois lieux de vie :

Le Midi d’abord, où il connut une enfance et une adolescence à la fois heureuses et tourmentées,

Paris ensuite, où d’emblée il entra dans le monde des arts et de la littérature avec, pour compagnons de route, Picasso, Juan Gris, Braque, Apollinaire, Max Jacob et beaucoup d’autres,

Solesmes enfin où il fit retraite et vécut 34 ans loin du monde, à l’ombre de l’Abbaye. Solesmes où il repose, dans le petit cimetière, au cœur du village.

Reverdy ne voulait rien révéler de son histoire. Ecrire sa biographie semblait impossible. Claude Cailleau a relevé le défi avec passion. Un cheminement de deux années aux quatre coins de France, dans les pas du poète, et dans son œuvre, pour offrir au lecteur un regard neuf et chaleureux sur celui qui, blessé dès l’enfance, est allé chaque jour de sa vie à la rencontre de lui-même, hanté qu’il était par le sentiment de son inexistence. Un essai qui se lit comme un roman, disent ceux qui ont eu le tapuscrit entre les mains.

Quant aux « lectures », étonnantes dans leur variété, elles sont signées par de grands lecteurs du poète, hommes et femmes, qu’un aspect de l’œuvre a touchés et qui en font une exploration très personnelle, allant beaucoup plus loin qu’une froide exégèse.

Au milieu du livre, le lecteur trouvera aussi des paroles d’adolescents à qui Claude Cailleau était venu présenter Reverdy et qui se sont penchés sur quelques-uns de ses poèmes. Regards neufs, juvéniles, sur l’homme et son œuvre.

Fruit de deux années de recherches et d’études, illustré de photos, de dessins originaux, riche de témoignages, le livre de Claude Cailleau présente, étroitement liés l’histoire d’un homme et celle de son œuvre.

En 2004, en souvenir de son passage au Collège des Ponts-de-Cé, Claude Cailleau signait un roman pour adolescents, « La Croix d’Or », journal intime d’une collégienne de 14 ans.

L’an dernier, il publiait aux Editions Sac à Mots « Pour une heure incertaine », des poèmes en prose largement salués par les revues de poésie (Rétro-Viseur, Poésie Première, Diérèse, Traces, Jalons, Arpa, Friches, 7 à dire…)

Et il donne à lire en janvier « Quelques instants », recueil de tercets paru aux Editions Encres Vives, pour dire les saisons, ses lieux et êtres d’élection, son rapport incessant à l’écriture.

Paru le 1er septembre 2006

Éditeur : Les éditions du Petit Pavé

Genre de la parution : Biographie

Poème
de l’instant

James Noël

Brexit

Aux yeux des étoiles, les murs et les gratte-
ciels sont des géants aux pieds d’argile Les
étoiles, ça roule des reins et cille des yeux
dans leur migration hautement lucide Pour
elles, le monde est plat et sans hauteur dans
son asphalte, donc ils ne constituent pas une
preuve solide, indéboulonnable dans l’univers

James Noël, Brexit, suivi de La Migration des murs, Éditions Au diable vauvert / 2020.