Dante Alighieri

Dante Alighieri, de son véritable nom Durante degli Alighieri naît entre la mi-mai et la mi-juin 1265 à Florence. À l’origine, son nom Alighieri s’écrivait avec deux « L » donnant ainsi Allighieri. Cette ancienne orthographe est celle utilisée sur le piédestal de la statue du portique du piazzale des Offices, à Florence.

Dante naît dans une famille florentine, dont le père, Alighiero di Bellincione, guelfe, aurait eu un rôle important dans la vie de la cité. La mère de Dante, Gabriella degli Abati, meurt quant à elle lorsque son fils n’est âgé que de treize ans. Après le décès de celle-ci, Alighiero, accompagné de son fils, emménage avec une seconde femme, Lapa di Chiarissimo Cialuffi, avec qui il a un fils, Francesco, et une fille, Tana.

Dès ses 12 ans, en 1277 donc, Dante voit son futur mariage avec Gemma, fille de Messer Maneto Donati, être négocié.

Si l’éducation de Dante reste de nos jours plutôt méconnue, on présume que celle-ci se fit principalement à domicile, puis à Bologne et de nouveau à Florence où il suivit les enseignements des écoles franciscaines de Santa Croce, de Rémi de Florence, disciple de Thomas d’Aquin, et des écoles dominicaines de Santa Maria Novella et de Brunetto Latini. C’est à cette période, alors qu’il étudie la poésie toscane, que débute son amitié avec le poète Guido Cavalcanti. Son apétence pour l’œuvre de Virgile est alors grandissante, ainsi que l’intérêt qu’il porte pour les ménestrels, les poètes provençaux et la culture latine.

Si bon nombre de Florentins se réclame de la filiation de Dante, seuls Jacopo, Pietro et Antonia semblent être ses enfants légitimes. Cette dernière entre dans les ordres sous le nom de sœur Béatrice.

C’est en 1274 que Dante aurait rencontré pour la première fois Béatrice, alors âgée de neuf ans seulement. Leur deuxième rencontre serait advenue neuf années plus tard. Cette histoire d’amour, que de nombreux critiques considèrent n’être qu’une allégorie, est sublimée dans la Vita Nuova, prosimètre écrit entre 1292 et 1295 qui met ainsi en évidente la passion, le désespoir, puis enfin le repentir de l’amant.

La Vita Nuova, qui se distingue déjà du courant stilnoviste, se compose d’une trentaine de poèmes, des sonnets pour la plupart et de quarante-deux chapitres en prose commentant les vers au fur et à mesure.

Guelfe ardent, Dante joue un rôle prédominant dans la vie politique florentine. Il se signale notamment dans plusieurs expéditions contre les gibelins d’Arezzo, de Bologne et de Pise, et contribue beaucoup à la victoire de Campaldino de 1289, remportée sur ceux d’Arezzo, ainsi qu’à la prise du château de Caprona, enlevé aux Pisans en 1290.

En 1300, il est nommé prieur de Florence, devenant l’un des magistrats suprêmes de l’exécutif. La même année, alors que l’opposition entre guelfes blancs et guelfes noir ne cesse de s’accroître, Dante s’engage de plus en plus fermement auprès des guelfes blancs, allant ainsi à l’encontre de la politique d’ingérence du pape.

C’est en 1301, après la prise de Florence par les guelfes noirs menés par Charles de Valois, que Dante est une première fois condamné pour concussion, gains illicites et insoumission au pape. Refusant de se présenter, il est condamné au bûcher le 10 mars 1302. Comme d’autres guelfes blancs, Dante est alors exilé, il ne reviendra jamais à Florence.

L’exil de Dante se traduit par une errance, dans la misère, de ville en ville. Il écrit beaucoup et débute la rédaction de la Divine Comédie dès 1306 et la poursuit jusqu’à sa mort le 14 septembre 1321 à Ravenne.

Bibliographie

Œuvres italiennes

  • La Divine Comédie, Le Paradis, écrit entre 1316 et 1321.
  • La Divine Comédie, Le Purgatoire, écrit entre 1308 et 1314.
  • La Divine Comédie, L’Enfer, écrit entre 1304 et 1307 au plus tôt.
  • Le Banquet ou Il Convivio, traité écrit entre 1304 et 1307.
  • Rimes, recueil de poèmes lyriques écrits entre 1295 et 1315.
  • Vie nouvelle ou Vita nova, prosimètre écrit entre 1292 et 1295.

Œuvres éditées en France

  • Paradis, Édition bilingue, Traduction de Danièle Robert, Actes Sud, 2020.
  • Purgatoire, Édition bilingue, Traduction de Danièle Robert, Actes Sud, 2018.
  • La Divine comédie, Traduction de René de Ceccatty, Éditions du Seuil, 2017.
  • Enfer, Édition bilingue, Traduction de Danièle Robert, Actes Sud, 2016.
  • Rimes, Édition bilingue, Traduction de Jacqueline Risset, Flammarion, 2014.
  • Vie nouvelle, Édition bilingue de Jean-Charles Vegliante, Garnier classiques, 2011.
  • La Comédie, (Enfer, Purgatoire, Paradis - et Postface), Édition bilingue de Jean-Charles Vegliante, Paris, Imprimerie Nationale, 1996-2007.
  • Vita Nova, Traduction de Georges Nicole, Éditions des Mille et une nuits, 1995.
  • Vingt poèmes, Traduction d’Armand Farrachi, Éditions de la Différence, 1994.
  • La Divine comédie, Traduction de Jacqueline Risset, Flammarion, 1985.
  • Œuvres complètes, Traductions d’André Pézard, Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1965.
  • La Divine comédie, Traduction d’Alexandre Masseron, Édition bilingue illustrée de dessins de Sandro Botticelli, Paris, Club français du livre, 1954.
  • De Monarchia, Traduction de Sébastien Rhéal, 1855.

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