De la poésie, entretiens avec Philippe Jaccottet

Auteur : Philippe Jaccottet

De la poésie, entretiens avec Philippe Jaccottet

Entretiens avec Reynald André Chalard
Jaccottet, Philippe

Faut-il présenter Philippe Jaccottet ? Écrivain suisse, né en 1925, éblouissant traducteur de Thomas Mann, Robert Musil, Hölderlin, Leopardi, Rilke, Gongora, Ungaretti, Montale, Platon, Homère, … Ami de Francis Ponge, Henri Thomas, André Dhôtel…
Dès 1944, il publie des poèmes, de la prose et des critiques littéraires. Son œuvre poétique est aujourd’hui considérable et saluée dans le monde entier.
« Parler est difficile, si c’est chercher… chercher quoi ? Si c’est tresser un vague abri pour une proie insaisissable » Chants d’en bas. Le réel reste la seule demeure « habitable », avec son obscurité mais aussi sa lumière, avec ses limites qui réduisent à presque rien les témérités de l’esprit. La poésie risque le rien parce que les graines du poète sont légères comme l’herbe et le vent. La vérité de parole, souci premier de Jaccottet, réside ainsi dans ce havre précaire du réel. On peut reconnaître dans cette poésie ce que Baudelaire voyait dans l’art de Goya, et qu’il considérait comme un aspect de sa modernité : « l’amour de l’insaisissable ». C’est ce que mettent en valeur ces entretiens avec Reynald André Chalard, le rapport intime et complexe que la poésie entretient avec le réel et la vie. C’est une œuvre de tâtonnement et de doute traversée par des moments de joie intense, « trouées » ou « épiphanies » qui réconcilient le poète avec le monde.

Reynald André Chalard, agrégé de Lettres modernes, est chargé de cours en Littérature française à l’université de Rouen et professeur au lycée Louise Michel de Gisors. Il prépare actuellement une thèse à Paris III Sorbonne Nouvelle sur l’image dans la poésie française de la deuxième moitié du XXe siècle. Il est le co-auteur d’un ouvrage sur Enseigner la poésie au lycée, Ellipses, Paris, mai 2004.

Paru le 1er septembre 2005

Éditeur : Arléa

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Coplas

Admire l’étonnante chose :
mon ombre posée sur le mur
et à la fenêtre la lune !

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.