De la triade supérieure contraire de Giordano Bruno

De la triade supérieure contraire de Giordano Bruno

De opposita superna triade

édité par Sébastien Galland

En 1587, Giordano Bruno est à Wittenberg où il achève la Lamapas triginta statuarum, d’où est tiré le De opposita superna triade. L’ouvrage, qui ne sera publié à titre posthume qu’en 1891 en Italie, n’a jamais été traduit en français. Nourri des Anciens, Bruno compose ici un Art de la mémoire, lieu de commémoration de tous les savoirs et plus encore occasion de l’avénement de l’homme universel. L’esprir de la Renaissance fonde cet Art de la recherche qui jette des ponts entre les différents moments de la Philosophie pérenne.

Paru le 1er avril 2004

Éditeur : L’Act Mem

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.