De loin, suivi de Nébo, de Rachel

De loin, suivi de Nébo, de Rachel

La Bible est la racine de la poésie de Rachel. marquée par son vocabulaire et par sa thématique, elle en vient à regarder sa propre existence à travers celle des personnages bibliques. Ainsi de Rachel, d’Anne, d’Elie, de Mikhal, de Jonathan. Ainsi de Job à qui elle aime le plus à se référer : souffrant et attendant comme lui, dans la nuit du doute, que vienne la guérison.

Parlant d’elle-même, c’est la condition humaine que peint Rachel, et non pas certes de manière abstraite, mais, comme dans l’Ecriture, très concrètement, par la main (yad), le regard (’ayin), la voix (qol). il s’agit ici d’une poésie réduite à l’essentiel : un "chant de mille oiseaux", un chant de souffrance et de joie, un chant de l’être en exil et de la lumière. Pour qui a souffert et éprouvé l’intense scintillement du lointain azur, les ornements du langage sont inutiles.

Paru le 1er mars 2013

Éditeur : Arfuyen

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Henri Michaux

« Posture privilégiée »

Magie naturelle d’une simple pose,
Mis au calme
l’esprit en quiétude laisse ailleurs les parleurs
les menteurs inscrits,
laisse s’étaler les naïfs transporteurs
des quotidiennes maximes sommaires de l’époque.
Ne sont plus entendues, les disputes

Hors de l’action
bras retirés de la circulation
aussi bien de l’attaque que de l’aide
retirés de la préparation à agir…

Henri Michaux, « Posture privilégiée », Revue Nulle Part, 1984.