Demeure d’Angèle Vannier suivi de 12 poèmes d’Angèle Vannier

Auteur : Nicole Laurent Catrice

Demeure d'Angèle Vannier suivi de 12 poèmes d'Angèle Vannier

Depuis sa rencontre avec Angèle Vannier en 1974, Nicole Laurent-Catrice reste durablement marquée par sa personnalité et son œuvre et s’attache à faire connaître son nom trop oublié.
Découverte par Théophile Briant, Angèle Vannier reçut, à l’instar de René Guy Cadou, Marcel Béalu, Jean Laugier et Luc Bérimont, le prix du Goéland, considéré à l’époque comme le Goncourt de la poésie. Son poème Le Chevalier de Paris chanté en 1950 par Edith Piaf fit le tour du monde en plusieurs langues. Eluard reconnut en elle un grand poète et préfaça son deuxième recueil : L’Arbre à feu. Malgré ces atouts pour devenir un poète de premier plan, malgré une œuvre à l’identité forte, Angèle Vannier reste une de ces voix invisibles de la poésie qu’il est temps de (re)découvrir aujourd’hui.
Marie-Josée Christien
Angèle Vannier n’est pas une “poétesse bretonne”, avec ce que cette appellation peut avoir
de mièvre et de localiste. Elle est une femme poète, enracinée oui, mais avec une ouverture sur d’autres cultures, d’autres époques et sur le cosmos.
Nicole Laurent-Catrice (extrait).

Paru le 1er avril 2017

Éditeur : Les Éditions Sauvages

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.