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Fort de France Martinique

Scripta manent

1er mars 2017

Scripta manent

Et puis, tout le monde vient d’Afrique,
tout le monde est afrodescendant,
proclament désormais les savants,
preuves à l’appui, n’en déplaise aux esprits chagrins.
Afroascendance, poème de Suzanne Dracius,
extrait Scripta Manent, éd.Idem, Paris 2017.

Plumes rebelles

7 mars 2011

Plumes rebelles

Voici un ensemble de textes d’hommes et femmes de renom de la littérature française issue des Amériques insulaires françaises que sont la Guadeloupe,
la Martinique et la Guyane, d’où partent tous ces chants poétiques et métis, en écritures rebelles. Bon nombre de lecteurs, à Paris et ailleurs, n’ont sans
doute plus en mémoire certains de ces auteurs, qui constituent pourtant des références dans les lettres françaises : parmi eux, un Prix Nobel (StrJohn (…)

Pour Haïti, ouvrage collectif

1er avril 2010

Pour Haïti, ouvrage collectif

Textes recueillis par Suzanne Dracius Vendu au profit de Bibliothèques Sans Frontières : grâce aux dons, de jeunes Haïtiens reçoivent une formation de bibliothécaires à Paris à l’Ecole Normale Supérieure pendant que l’on reconstruit la bibliothèque universitaire de Port-au-Prince.

Memories

1er janvier 2008

Memories

Nicolas Guillén, Langston Hugues et Jacques Roumain
Préface d’Alain Mabanckou
coordination Suzanne Dracius
A l’occasion du Centenaire de Jacques Roumain

Hurricane, cris d'insulaires

1er juin 2005

Hurricane, cris d’insulaires

sous la direction de Doriane Suicard
Anthologie poétique d’inédits (collectif) avec des interventions de Aimé Césaire, Paul Dakeyo, Ernest Pépin, Derek Walcott, Daniel Maximin, Suzanne Dracius, Jean Métellus, Kama Kamanda, Jacques Fusina, Emmanuel Tjibaou, Umar Timol, Monchoachi, Denizé Lauture, Julienne Salvat, Max Rippon, Nabile Farès et autres Insulaires
Non dépourvu d’audace ou d’une certaine violence, exprimant toutes ces choses que nous avons en commun et qui nous traversent, Hurricane se veut (…)

Poème
de l’instant

Stéphane Crémer

La Terre

Au sortir d’un rêve à Brasilia j’ai empoigné
la terre, déjà si âcre à mes mains
que leurs paumes m’ont paru des papilles
d’où montait un goût avec son parfum.

Quelqu’un est mort bien loin ce matin
et j’ai pensé, en me baissant jusque là
pour l’emporter à mon tour, que je saurais
l’y ensevelir à ma manière en secret.

Ainsi – car n’allons pas priver la poésie
de sa logique : ni car ni ainsi ne sont proscrits
du poème, ni aucuns mots, pourvu qu’ils s’unissent
en pensée par-delà les marges noires du faire-part ! – ,

ainsi je garde près de moi, dans des flacons
comme une épice sur l’étagère de ma cuisine,
ce pigment rouge du Brésil dont je sais qu’un jour,
empesé à l’amidon de mon choix, un beau jour

nous partagerons la délicieuse peinture mitonnée
qui montrera, aussi bien qu’une Joconde enfin
pour de bon éclipsée de son cadre, ce qu’il reste
de cette disparition : un paysage, et son horizon !

Stéphane Crémer, compost, Éditions isabelle sauvage, 2013.