Dits & Médits

d’Abed Nil Gai

Dits & Médits

fragments authentiques suivis d’apocryphes adaptés du copte par Daniel Biga

Et comme l’enfant reposé au sol riait dans la lumière, ils le nommèrent Abed Nil Gai. Et ainsi grandit-il, en force, en sagesse, en gaieté. Fellah et artisan, façonneur de briques crues, épandeur de limon fertile, semeur de graines et récolteur de fruits, moissonneur et vendangeur il apprit aussi à tisser le lin blanc, assembler les planches, tailler les tenons et mortaises pour fabriquer les coffres et les meubles. Les animaux domestiques l’aimaient et il savait aussi apprivoiser les bêtes sauvages. Il conduisait habilement sa barque de papyrus assemblés dans le dédale des canaux et sur les bras du fleuve d’or : d’un mouvement ample il jetait son filet qu’il ramenait rempli de poissons d’argent.

Adolescent il devint scribe et fut initié du Temple et de la Maison de la Vie. Au soir il retrouvait ses amis à l’ombre des terrasses.

Avancé en âge il eut des disciples - jeunes hommes, jeunes filles, femmes ou hommes mûrs attirés par sa renommée. Il les acceptait près de lui. Peu bavard il ouvrait cependant parfois la bouche.

Ce sont quelques-unes de ses paroles qui sont rapportées ici.

Paru le 26 février 2020

Éditeur : Unes

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.