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Campagnan

Heures saisies dessaisies

1er mars 2008

Heures saisies dessaisies

Frontispice de A. Jaume-Boyé.
"Il arrive que le sablier déisre en finir avec son éternel va-et-vient. Position en majuscule, révélateur de l’inutile, ou nouvel échouage entre lui et la brûlure du temps."

De la plus haute tour d'André Lagrange

1er avril 2007

De la plus haute tour d’André Lagrange

"Nous approchons de la falaise, celle-ci ébauchant un a-pic sur les brisants. Appels de l’étendue entre la mer et ce qui nous environne… fugitifs passages/ égarements de l’oiseau àn la recherche de son nid."

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage