Ecrire à Yaoundé

Auteur : Sabine Peglion

Ecrire à Yaoundé

En décembre 2012 s’est tenu à Yaoundé le premier Festival de poésie des sept collines de Yaoundé… Répondre à l’invitation de Jean-Claude Awono, poète et président de la Ronde des poètes, de Nora Atalla, vice-présidente et déléguée de l’union des écrivaines et des écrivains québécois, du grand poète camerounais Fernando d’Almeida qui vient de nous quitter, m’a permis d’aborder un continent, de découvrir un pays, sa culture, son peuple, ses paysages mais plus encore d’unir deux passions : celle de la découverte de l’autre et celle de la poésie.

Ce recueil témoigne de la force de la parole poétique qui a su, un temps, réunir autour d’elle des poètes venus de Québec, du Luxembourg, de France, de différents pays d’Afrique, de ce qui fut pour notre plus grande joie

« une rencontre tout en couleur

avec des femmes avec des hommes

aux mains tendues à la voix forte ».

« Poète d’un autre continent

Poète sous d’autres latitudes

Notre langue est la même

Notre langue est poème. »

Paru le 1er juin 2016

Éditeur : Vincent Rougier

Genre de la parution : Plaquette

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.