Édition 2014
Du 8 au 23 mars 2014

Édition 2014
Au cœur des arts

Si la poésie a toujours eu un lien étroit et naturel avec les arts premiers que sont le chant, la danse
et le théâtre, elle est aussi souvent l’arrière-pays, le moteur secret ou le point d’appui de la création dans les arts plastiques, la photographie, la composition musicale, le court-métrage cinématographique, la vidéo, voire le cirque…
Nous souhaitons mettre en avant, à la faveur du 16e Printemps des Poètes, le dialogue constant et fertile entre les poètes et leurs « alliés substantiels ». Ni au-dessus ni à côté, la poésie est au cœur de toute aventure artistique.

Ce 16e Printemps des Poètes sera aussi l’occasion de saluer Max Jacob, dont on commémorera
le 70e anniversaire de la disparition au camp de Drancy. Poète précurseur du dadaïsme et du surréalisme, Max Jacob était aussi peintre et ami des peintres : Modigliani, Matisse, Braque, Juan Gris… Il était le filleul de Pablo Picasso.

L’accent sera également mis sur les poètes de la Résistance, à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Libération et de la Victoire sur le nazisme, en partenariat avec le Ministère de la Défense et la Fondation de la Résistance.

Cette 16e édition est dédiée à Valérie Lang, comédienne, disparue en juillet 2013. Elle fut toujours l’alliée des poètes, généreusement présente à nos côtés, et a vécu intensément et poétiquement sa vie.

Jean-Pierre Siméon

Le parrain

Le parrain

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.

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