Édition 2017
Du 4 au 19 mars 2017

Édition 2017
Afrique(s)

Ce 19e Printemps des Poètes invite à explorer le continent largement et injustement méconnu de la poésie africaine francophone. Si les voix majeures de Senghor, U Tam’si ou Kateb Yacine par exemple, ont trouvé ici l’écho qu’elles méritent, tout ou presque reste à découvrir de l’intense production poétique africaine, notamment celle, subsaharienne, qui caractérisée par une oralité native, tributaire de la tradition des griots et nourrie par ailleurs des poésies d’Europe, offre des chemins neufs sur les terres du poème.

Parole libérée, rythmes imprévus, puissance des symboles et persistance du mythe : écoutons le chant multiple des Afriques, du Nord et du Sud.
Il va de soi que cette exploration ne peut ignorer les voix au-delà du continent africain, des Antilles à la Guyane, de Madagascar à Mayotte…
Ce 19e Printemps des Poètes sera l’occasion de mettre en avant notamment l’œuvre de Léopold Sédar Senghor et de Tchicaya U Tam’si.
Cette édition sera par ailleurs l’occasion d’un passage de témoin à la direction du Printemps des Poètes : je passerai en effet le relais, à l’été 2017, à Sophie Nauleau, dont je suis convaincu que le savoir, l’expérience des médias et l’enthousiasme feront merveille. C’est avec joie et con ance que je la verrai initier, avec une équipe dont je ne dirai jamais assez le talent et le dynamisme, une nouvelle étape de la grande aventure du Printemps des Poètes, qui est loin d’avoir épuisé tous ses possibles.

Jean-Pierre Siméon

Le parrain

Il était jusqu’aux événements de 2002 le plus renommé des journalistes culturels de Côte d’Ivoire. Son émission « Le Grognon »,

Les parrains

Il était jusqu’aux événements de 2002 le plus renommé des journalistes culturels de Côte d’Ivoire. Son émission « Le Grognon »,

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.

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