Édition 2018
Du 3 au 19 mars 2018

Édition 2018
L'Ardeur

Il est des mots qui jamais ne renoncent.
Des mots toujours fervents. Rarement érodés.
Des mots droit devant, par-delà l’encoignure des siècles.
Des mots d’entrain, d’élan, de vie.
Des mots tocsins qui se jouent des tourments.
Des mots de plein cœur qui battent dans le sang.
Des mots de plein vent qui affolent les voiles.
Des mots qui enjoignent, qui affament et ravissent. Des mots jamais avares.
Des mots toujours brûlants. Des mots à la hauteur des temps.
L’ardeur est de ceux-là dont l’énergie durable peut se dire dans toutes les langues de la terre.
Des années que le « Printemps des Poètes » attise la flamme par-delà les saisons.
Des millénaires que les Védas célèbrent ce plein soleil.
2018 raisons de se vouer à cette vitalité poétique.
À cette vigueur communicative. À cette chance du poème qui ne manque pas d’audace.

Sophie Nauleau

Le parrain

L’affiche

En lumière

12 avril 2019

Soirée de clôture

LAURENT TERZIEFF ET LES POÈTES,
Au Théâtre de la Porte Saint-Martin

Avec Benjamin Bellecour, Catherine Hiegel, Philippe Laudenbach, François Marthouret, Hugues Quester, Robin Renucci ou encore Fabrice Luchini

12 avril 2019

Qu’il vive - Poèmes de René Char

AU THÉÂTRE DU VIEUX-COLOMBIER

Dits par Dominique Blanc de la Comédie-Française, avec Séverine Ballon au violoncelle.

Choix des poèmes de Marie-Claude Char.

12 avril 2019

Spectacle d’ouverture

ARDEUR, LE GRAND SOIR
AU THÉÂTRE NATIONAL POPULAIRE

Avec les poètes Serge Pey & Édith Azam, Anne de Boissy & Isabelle Voizeux (langue des signes), Jean-Luc Debattice & Philippe Leygnac au piano, à l’accordina…

Le parrain

L’affiche

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.

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