Du 13 au 29 mars 2021

Édition 2021
Le Désir

Quelle profonde inquiétude, quel désir d’autre chose,
Autre chose qu’un pays, qu’un moment, qu’une vie,
Quel désir, peut-être d’autres états d’âme…

S’exclamait Fernando Pessoa sous le masque d’Álvaro de Campos. En portugais aussi, le désir nous relie aux étoiles. Tout droit tombé des astres et des regrets latins : desiderare qui vient de sidus, sideris.
Comme un ciel étincelant d’absences. Une aimantation vitale. Un souhait ancestral, jamais élucidé, jamais rassasié, jamais exaucé.

Alors oui, après L’Ardeur, La Beauté et Le Courage, voici venu le Printemps du Désir.

Des longs désirs de Louise Labé aux désirs obstinés d’Olivier de Magny. Du désir de gloire des chansons de geste jusqu’au rude chemin des plus hauts désirs de René Daumal. De l’anéantissement, qui mène au rien du nirvana, jusqu’au désir sans fin d’Éros.

Depuis le grand désir du plaisir admirable de Pernette du Guillet jusqu’au fragile et subreptice désir de vivre d’Alejandra Pizarnik, en passant par l’amour réalisé du désir demeuré désir qu’est le poème pour René Char. De Philippe Desportes, qui entendait Avoir pour tout guide un désir téméraire, jusqu’au plus sentimental spleen d’Alain Souchon, qui nous a mis en tête refrains et souvenirs : Mon premier c’est Désir

Du Cantique des cantiques aux désirs éperdus de ce troisième millénaire menacé, tout reste à fleur de mots.

Et à oser ensemble, au plus intime de soi.

Sophie Nauleau

La marraine

Parce qu’il est rare qu’une actrice mène son destin de comédienne avec autant d’échappées, d’amplitude et de liberté, il importe que la lettre D du mot DÉSIR revienne à MARINA HANDS de la Comédie-Française.

L’affiche

On a tous quelque chose en nous de SARAH MOON. Et c’est chance que cette artiste des Alchimies ait eu envie, sans un seul instant de réflexion, d’être de l’aventure.

La marraine

Parce qu’il est rare qu’une actrice mène son destin de comédienne avec autant d’échappées, d’amplitude et de liberté, il importe que la lettre D du mot DÉSIR revienne à MARINA HANDS de la Comédie-Française.

L’affiche

On a tous quelque chose en nous de SARAH MOON. Et c’est chance que cette artiste des Alchimies ait eu envie, sans un seul instant de réflexion, d’être de l’aventure.

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.

Archives