Editions Alcyone

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Saintes cedex

Terres de mémoire d'Andra Moorhead

1er novembre 2012

Terres de mémoire d’Andra Moorhead

"nuits de guerre
au centre du rouge une forme invisible
illumine mes nuits quand les fleurs ont disparu
et les enfants ne mangent que l’herbe sèche du songe. "

Mon contre toi

1er novembre 2012

Mon contre toi

les papillons de la droguerie se posent dans la vitrine. passante légère tu t’arrêtes. nous sommes en mai si je me souviens. le temps est doux et nos pensées déambulent dans les ruelles…

Ce moineau impudique

1er octobre 2012

Ce moineau impudique

"Si petite que je te paraisse
Si nue du côté cigale
J’ouvre mes noeuds
Mes feuilles vagues
A la blanche écorce
De ton arbre
Afin qu’aujourd’hui
Nos chemins creux
Rencontrent
Une histoire
Qui rêve juste
Ce que les mots
Ne savent pas."

Le portail gris bleu

1er octobre 2012

Le portail gris bleu

Taire le temps

1er octobre 2012

Taire le temps

"Dans ces pas perdus talon ancré
tu marches
à l’ombre du temps
le sentier des écureuils se reconnaît
sur quelques traces oubliées
Ne plus savoir
Qu’importe si dans le fond
du panier ne reste que le vide
puisque tu avances encore."

Romencero gitano / Romances gitanes

1er septembre 2012

Romencero gitano / Romances gitanes

Suivies de Complaintes funèbre pour Ignacio Sanchez Mejias
Traduction nouvelle de l’espagnol par Michel Host.
Prix Goncourt 1986
"Romance de la lune lune
La lune est venue à la forge
en sa crinoline de nards,
L’enfant la regarde, regarde…
Oh comme l’enfant la regarde.
Et parmi les airs tout émus
la lune balance ses bras,
et laisse voir, lubrique et pure,
ses seins de dur, si dur (…)

Douceur des reliefs de Claude Haza

1er septembre 2012

Douceur des reliefs de Claude Haza

Préface d’Alain Freixe
"Ce n’est pas l’inspiration défaillante
ce ruban de pensées tournoyant dans
un ciel d’ecchymoses
pendant que tu songes à la douceur
du temps et des parterres en herbe
C’est un jour comme un autre
pas plus mais pas moins beau
quand surgit bientôt l’exaltation
sous l’ardeur d’une boule de lumière
roulant dans tout le corps
dévalant comme un gros rocher
et finissant par tomber dans l’azur
où elle n’était qu’un flot de (…)

Embrasement(s)

1er septembre 2012

Embrasement(s)

"Vaporeuse
en défense
Montréal
en son sommeil d’hiver
insaisissable
et c’est tant mieux
dans son ample manteau
d’hermine
fume d’abondance."

La traversée du silence d'Eric Chassefière

1er septembre 2012

La traversée du silence d’Eric Chassefière

"Dans le bruit de la mer
Arrivé par la nuit épluché le ciel
aux écorces successives de brume
atterri dans une chair rougeâtre
sous la paupière fermée du corps…"

Ephémères d'un passant

1er septembre 2012

Ephémères d’un passant

"Nuit noire. Tout est encore ouvert. Entends-tu ? Tout. Plus tard le soleil créera les ombres. Les futurs emprunteront la voie unique. Celle qui nous oubliera en route. Tellement occupée à ses glissières de sécurité bien huilées. Mais avant le chant du coq je respire. Libre et neuf. Sans aucun grincement à l’âme. Debout…."

Poème
de l’instant

Serge Sautreau

Rivière je vous prie

Loin, un instant, des rives, souvenons-nous, riverains des cours de porcelaine, souvenons-nous des loges de verre, entre flammes et idoles, où se pâmaient le mythe, la révolte, les tyrannies de la fin…

Loin, à l’instant, loin du poumon fertile, c’est l’origine qui appelle avec de longs herbiers ondulant sous la nacre, laissant apercevoir des sables habités, des galaxie solubles, des à-pics de massifs coulés s’engloutissant dans le vert sombre.

Pour invoquer. Pour éveiller le dieu. Pour ne jurer de rien. Pour accueillir. Rivière.

Serge Sautreau, Rivière je vous prie, Éditions l’Atelier le Ciel sur la Terre, 1997