Editions Alcyone

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Saintes cedex

Les pauvres stupéfaits de Jean-Michel Robert

1er mars 2011

Les pauvres stupéfaits de Jean-Michel Robert

"La blancheur fanatique
c’est le cygne craché par une jeune banquise
cette pureté palmipède qui prêche
dans un désert de pages…"

Chemins de doute de francis Chenot

1er mars 2011

Chemins de doute de francis Chenot

"Dans leur fragilité
les mots du poèmes
sont pareils à ces traces
cunéiformes
que laisse le goéland
lorsqu’il se pose sur la plage
Une prochaine marée
les effacera
d’une vague indifférente"

Personne ne dira le dernier mot

1er mars 2011

Personne ne dira le dernier mot

"Au seuil écailleux de pierre
pour qui sait
un temple de verdure
Suivre la voie du silence
Monter les marches
de récompense
de recueillement
de régénération"

Pierre noire de Valérie Canat de Chizy

1er mars 2011

Pierre noire de Valérie Canat de Chizy

"Une plaie de lumière
berce le lent
patient chant de l’oiseau
baume sur
chevelure de sel
odeur du
pin sylvestre"

Dans le matin réféléchi de nos songes de Valérie Huet

1er février 2011

Dans le matin réféléchi de nos songes de Valérie Huet

"Matière vivante
d’une vague assoupie
rien n’égale en journée
la langueur
des flocons disparus."

Le silence de l'arbre entier d'Eric Chassefière

1er décembre 2010

Le silence de l’arbre entier d’Eric Chassefière

(…)
longeant par les marches basses
l’eau noire incrustée de reflets
nous voyons deux femmes sous un arbre
en train de nourrir les oiseaux
qui se sont rassemblés autour d’elles
nous restons là longtemps assis sur les marches
de l’escalier qui entre dans l’eau sombre
à regarder bouger les silhouettes colorées
sans savoir où s’arrête notre présence
où commence celle des femmes que l’eau (…)

Jardin du causse de Cathy Garcia

1er décembre 2010

Jardin du causse de Cathy Garcia

"Jardin du causse, l’air est doux, fine pluie entre gouttes de soleil. Chants d’oiseaux, parfum de paradis. Flammes vives, coquelicots, calendulas, jaune effiloché du laiteron des champs, le mauve plus discret du géranium robert, de la vesce dont la signature s’achève en langue de papillon.
Petit bijou bleu roi, la fleur de mouron sertie dans son calice à pointes effilées, ses étamines roses dorées de fin pollen. Tapis d’aspérules à collerette étoilée, leurs menues fleurs en croix (…)

Les yeux assis sur la plage

1er novembre 2010

Les yeux assis sur la plage

bientôt l’odeur de la mer dans tes cheveux
aura pris le dessus sur celle du shampooing
et tu seras une fille des fonds poissonneux
habituée à vivre au cœur du mouvement d’
horlogerie des flots qui envahiront l’anse
de ton sommeil selon les courants quand tu
peigneras tes mèches dans le sens du vent
laisseras les vagues réassembler tes boucles
brunes qui d’algues couvriront les (…)

La remontée du courant de Béatrice Marchal

1er novembre 2010

La remontée du courant de Béatrice Marchal

Pays de forêts
aux chemins bordés d’eaux
enfermant dans leur transparence
un tapis de feuilles bariolées
reste immarcescible du désir
***
Dans la contrainte et l’urgence
carreau après carreau
s’élargit l’ouvrage
sans brouillon possible
Progressivement ressortent des tracés
où se découvrent
les motifs
de la mosaïque
Extraits de La remontée du courant.

Sous la dictée de l'eau de Christian Monginot

1er novembre 2010

Sous la dictée de l’eau de Christian Monginot

Dédié à François Cheng, ce nouveau recueil de Christian Monginot comporte soixante-quatre poèmes, comme il l’écrit lui-même : "en écho au Livre des mutations", plus connu en occident sous le nom de Yi-King. Ce livre, à qui l’on a prêté plusieurs origines mais qui garde son mystère, a toujours fasciné car il se présente comme une sorte de "pattern" exhaustif du monde et de l’univers dans leurs constantes mutations progressives d’une polarité à l’autre (Ying/Yang). […]
Libre méditation et vagabondage (…)

Poème
de l’instant

Coplas

Où va donc ce chemin ?
- Ce chemin ne va pas :
ce chemin reste là,
à l’endroit où il est.

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.