Editions Bruno Doucey

On pourrait penser qu’une maison d’édition qui voit le jour n’a pas de mémoire, qu’elle n’est pas encore entrée dans l’Histoire. Ce n’est pas le cas pour les Éditions Bruno Doucey. À leur manière, ces dernières ont déjà une histoire parce qu’elles entretiennent une filiation avec une maison d’édition que j’ai longtemps dirigée, avant de devoir rendre les armes : les éditions Seghers, nées à la fin de la Seconde Guerre mondiale des valeurs de la Résistance et de la Libération. Leur récente mise en sommeil a renforcé ma détermination à créer une maison indépendante, libre de ses options et de sa politique éditoriale.

Une poésie vivante et généreuse, ouverte et offerte à tous, une poésie qui ouvre nos horizons et nous rend plus forts ensemble, voilà la poésie que cette nouvelle maison d’édition veut promouvoir.
Poète, éditeur de poètes, j’entends d’abord faire découvrir les richesses insoupçonnées des poésies du monde. Les premiers livres donnent le ton : les poètes que nous publions proviennent de tous les continents : de France bien sûr, mais aussi des États-Unis, d’Irak, du Canada, d’Haïti… Et nous préparons déjà, pour les années à venir, d’autres voyages autour du monde. À l’heure où la France fait valoir les prérogatives de son Identité nationale, nous tenons à rappeler que la langue française ne possède ni cadastre ni titre de propriété. Elle est un espace libéré des frontières où chaque être repousse les limites de l’horizon d’autrui.

Poésie de combat, en somme ? Oui, dès lors que nous apprenons à métisser nos héritages culturels et humains pour bâtir un nouvel art de vivre ensemble. Et puisque nous rééditerons dès l’automne les poèmes qu’il écrivit pendant la Résistance, laissons à Pierre Seghers le soin de conclure par ces mots :
« Si la poésie ne vous aide pas à vivre faites autre chose.
Je la tiens pour essentielle à l’homme,
autant que les battements de son cœur. »

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Fontaine O Livres
85, rue de la Fontaine-au-Roi

75011

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<i>Ceux qui se taisent</i>

1er avril 2016

Ceux qui se taisent

Quels points communs entre les habitants d’un village de Grèce, un lit d’hôpital où se meurt un ami et la femme d’une cité de banlieue dont le fils a choisi le Coran ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. De la Crète à Créteil, de elle à il, le talent de Bruno Doucey est de savoir donner vie à ceux qui sont privés de parole. Sous sa plume, « les mots remontent du silence comme l’odeur de la terre sous une pluie d’été ». Ses poèmes sont autant de chroniques d’une crise violente d’où émergent des noms (…)

Sur les berges du Chari, district nord de la beauté

1er avril 2016

Sur les berges du Chari, district nord de la beauté

Le mot de l’éditeur : Pour la première fois, Nimrod affiche sur une couverture un nom qui le relie à son pays. Sur les berges du Chari nous entraîne sur les rives du fleuve qui se jette dans le lac Tchad. L’occasion nous est alors donnée de découvrir des paysages, des ciels, des oiseaux, une terre « qui renoue avec l’eau » ; sans omettre ces êtres qui tirent leur subsistance du fleuve, où se déploient leurs éperviers, et qui connaissent les violents soubresauts de l’Histoire en marche. Nimrod ne passe (…)

Je veille incorrigible féticheur

1er avril 2016

Je veille incorrigible féticheur

Quatre ans après la publication de Nomade je fus de très vieille mémoire, le poète haïtien Anthony Phelps nous ouvre à nouveau les portes de son imaginaire. La première partie du livre nous fait entrer « dans l’amitié tranquille du texte ». En une suite de poèmes ludiques, il réinvente origine et mémoire, formes et couleurs, romances et paroles, arpentant les territoires du rêve en « affranchi de la Liberté ». Dans la seconde partie, écrite « sous encre délirante », son surréalisme caraïbéen cède (…)

Martin Solotruk, un Europ'oète de Slovaquie

1er mars 2016

Martin Solotruk, un Europ’oète de Slovaquie

Martin Solotruk fait partie des cinq auteurs étrangers invités en France dans le cadre du projet Versopolis. Un choix de poèmes est traduit par Kristyna Matysova et Aurélie Rouget-Garma et publié à cette occasion par les éditions Bruno Doucey.

Nikolina Andova Shopova, une Europ'oète de Macédoine

1er mars 2016

Nikolina Andova Shopova, une Europ’oète de Macédoine

Nikolina Andova Shopova fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Verika Jakimov et publié par les éditions Bruno Doucey.

Krzysztof Siwczyk, un Europ'oète de Pologne

1er mars 2016

Krzysztof Siwczyk, un Europ’oète de Pologne

Krzysztof Siwczyk fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Isabelle Macor et publié par les éditions Bruno Doucey.

Sigurbjörg Thrastardottir, une Europ'oète d'Islande

1er mars 2016

Sigurbjörg Thrastardottir, une Europ’oète d’Islande

Sigurbjörg Thrastardottir fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Thor Stefansson et Lucie Albertini et publié par les éditions Bruno Doucey.

Giedré Kazlauskaité, une Europ'oète de Lituanie

1er mars 2016

Giedré Kazlauskaité, une Europ’oète de Lituanie

Giedré Kazlauskaité fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Jean-Baptiste Cabaud et Ainis Selena et publié par les éditions Bruno Doucey.

Europ'oètes

1er mars 2016

Europ’oètes

Cinq voix de la poésie européenne invitées dans le cadre de Versopolis par le Printemps des Poètes. http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=11&ssrub=52&page=260

Des flocons de neige rouge de Jin Eun-Young

1er mars 2016

Des flocons de neige rouge de Jin Eun-Young

Des flocons de neige rouge… Trois mots suffisent à Jin Eun-young pour mêler drame et légèreté, douceur et douleur, violences sociales et réenchantement par la poésie. Ce recueil bilingue nous fait entrer dans la conscience d’une génération, celle des années 70, qui a vu la Corée s’ouvrir à la démocratie et qui s’intéresse à la position de l’individu moderne dans un monde en perte de repères. « Nous croyons écrire au péril de notre vie /Cependant nul ne nous vise avec un fusil / C’est ça la tragédie », (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.