Editions Bruno Doucey

On pourrait penser qu’une maison d’édition qui voit le jour n’a pas de mémoire, qu’elle n’est pas encore entrée dans l’Histoire. Ce n’est pas le cas pour les Éditions Bruno Doucey. À leur manière, ces dernières ont déjà une histoire parce qu’elles entretiennent une filiation avec une maison d’édition que j’ai longtemps dirigée, avant de devoir rendre les armes : les éditions Seghers, nées à la fin de la Seconde Guerre mondiale des valeurs de la Résistance et de la Libération. Leur récente mise en sommeil a renforcé ma détermination à créer une maison indépendante, libre de ses options et de sa politique éditoriale.

Une poésie vivante et généreuse, ouverte et offerte à tous, une poésie qui ouvre nos horizons et nous rend plus forts ensemble, voilà la poésie que cette nouvelle maison d’édition veut promouvoir.
Poète, éditeur de poètes, j’entends d’abord faire découvrir les richesses insoupçonnées des poésies du monde. Les premiers livres donnent le ton : les poètes que nous publions proviennent de tous les continents : de France bien sûr, mais aussi des États-Unis, d’Irak, du Canada, d’Haïti… Et nous préparons déjà, pour les années à venir, d’autres voyages autour du monde. À l’heure où la France fait valoir les prérogatives de son Identité nationale, nous tenons à rappeler que la langue française ne possède ni cadastre ni titre de propriété. Elle est un espace libéré des frontières où chaque être repousse les limites de l’horizon d’autrui.

Poésie de combat, en somme ? Oui, dès lors que nous apprenons à métisser nos héritages culturels et humains pour bâtir un nouvel art de vivre ensemble. Et puisque nous rééditerons dès l’automne les poèmes qu’il écrivit pendant la Résistance, laissons à Pierre Seghers le soin de conclure par ces mots :
« Si la poésie ne vous aide pas à vivre faites autre chose.
Je la tiens pour essentielle à l’homme,
autant que les battements de son cœur. »

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Fontaine O Livres
85, rue de la Fontaine-au-Roi

75011

Paris

Nikolina Andova Shopova, une Europ'oète de Macédoine

1er mars 2016

Nikolina Andova Shopova, une Europ’oète de Macédoine

Nikolina Andova Shopova fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Verika Jakimov et publié par les éditions Bruno Doucey.

Krzysztof Siwczyk, un Europ'oète de Pologne

1er mars 2016

Krzysztof Siwczyk, un Europ’oète de Pologne

Krzysztof Siwczyk fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Isabelle Macor et publié par les éditions Bruno Doucey.

Sigurbjörg Thrastardottir, une Europ'oète d'Islande

1er mars 2016

Sigurbjörg Thrastardottir, une Europ’oète d’Islande

Sigurbjörg Thrastardottir fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Thor Stefansson et Lucie Albertini et publié par les éditions Bruno Doucey.

Giedré Kazlauskaité, une Europ'oète de Lituanie

1er mars 2016

Giedré Kazlauskaité, une Europ’oète de Lituanie

Giedré Kazlauskaité fait partie des cinq auteurs invités en France dans le cadre de Versopolis. A cette occasion un choix de ses poèmes est traduit par Jean-Baptiste Cabaud et Ainis Selena et publié par les éditions Bruno Doucey.

Europ'oètes

1er mars 2016

Europ’oètes

Cinq voix de la poésie européenne invitées dans le cadre de Versopolis par le Printemps des Poètes. http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=11&ssrub=52&page=260

Des flocons de neige rouge de Jin Eun-Young

1er mars 2016

Des flocons de neige rouge de Jin Eun-Young

Des flocons de neige rouge… Trois mots suffisent à Jin Eun-young pour mêler drame et légèreté, douceur et douleur, violences sociales et réenchantement par la poésie. Ce recueil bilingue nous fait entrer dans la conscience d’une génération, celle des années 70, qui a vu la Corée s’ouvrir à la démocratie et qui s’intéresse à la position de l’individu moderne dans un monde en perte de repères. « Nous croyons écrire au péril de notre vie /Cependant nul ne nous vise avec un fusil / C’est ça la tragédie », (…)

<i>Bris de vers</i>

1er février 2016

Bris de vers

L’anthologie du 18ème Printemps des poètes établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey Préface de Bruno Doucey
L’anthologie que nous publions pour la 18ème édition du Printemps des Poètes s’apparente à un voyage dans les territoires, connus et inconnus, de la création poétique du XXème siècle. Tout commence avec Apollinaire et sa lassitude du monde ancien. Le vers se brise comme un éclat de rire, annonçant la déflagration dadaïste et surréaliste, un désir de vivre et d’écrire autrement, une rupture de (…)

Les obus jouaient à pigeon vole de Raphael Jerusalmy

1er février 2016

Les obus jouaient à pigeon vole de Raphael Jerusalmy

L’histoire : 1916 : tranchée de première première ligne, au lieu-dit le Bois des Buttes. Le 17 mars à 16 h, le sous-lieutenant Cointreau-whisky, alias Guillaume Apollinaire, engagé volontaire, est atteint à la tempe par un éclat d’obus alors qu’il lit une revue littéraire. La revue qu’il tenait au moment de l’impact, annotée de sa main, vient d’être retrouvée en Bavière. C’est du moins ce que prétend l’auteur de ce récit. Les 24 h qui précèdent l’impact y sont relatées heure par heure, en un cruel compte à (…)

Nomade je fus de très vieille mémoire

1er février 2016

Nomade je fus de très vieille mémoire

Le mot de l’éditeur : Qui est Anthony Phelps ? Les uns diront qu’il est l’auteur d’un livre culte, Mon pays que voici, véritable hymne à sa terre natale, Haïti. D’autres verront en lui l’un des grands écrivains de la Caraïbe, exilé au Québec, une figure phare des cinquante dernières années. Pour moi, son second éditeur de poésie en France après Pierre-Jean Oswald, il est aussi un formidable passeur de mémoire, un homme de parole et de coeur, un ami. Nomade je fus de très vieille mémoire… L’anthologie (…)

La marche de l'océan

1er novembre 2015

La marche de l’océan

Après Le Chant de ma sœur et Symphonie du printemps, le lecteur peut enfin tenir entre ses mains le troisième volet de la trilogie de jeunesse de Yannis Ritsos : La Marche de l’océan, livre jusqu’alors inédit en français. Nous sommes en 1939. Tandis que résonnent les marches militaires de l’armée allemande, le poète grec écrit un long texte voué à la houle continue de la mer. Un chant où la lointaine présence d’Ulysse se mêle à l’évocation des vieux marins « qui n’ont plus de caïques » et fument en silence (…)

Poème
de l’instant

Emmanuel Moses

Il était une demi-fois

Donnez-moi un mot
J’en ferai deux, j’en ferai trois
Et puis cent, et puis mille
Et quand je ne pourrai plus compter
Je repartirai en arrière
Jusqu’au tout premier
Qui sera le dernier.

Il était une demi-fois, Emmanuel Moses, illustré par Maurice Miette, Éditions Lanskine, 2019, p.32.